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Environnement

Spoliation de 3000 hectares au DAIPN : Crispin Mbadu pointe du doigt des complicités inimaginables !

La spoliation de 3000 hectares au Domaine Agro-Industriel Présidentiel de la Nsele (DAIPN) inquiète au plus haut point. Lors d’une inspection effectuée le 24 septembre 2024, Crispin Mbadu (Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat), membre de la délégation ministérielle, a dénoncé des complicités « inimaginables » derrière cette perte foncière massive. Constructions illégales, mausolées et cimetières se multiplient, témoignant d’une gestion chaotique du domaine. Face à l’urgence de la situation, ce dossier sera soumis au Conseil des ministres du 27 septembre pour des mesures immédiates.

La spoliation des biens immobiliers de l’État, un phénomène enraciné à Kinshasa et à travers tout le pays, frappe de plein fouet le DAIPN. Ce domaine, essentiel pour le développement agro-industriel, s’étend sur 5000 hectares, mais 3000 hectares sont déjà entre des mains illégitimes, d’après les informations fournies par les fonctionnaires des ministères des Affaires Foncières et de l’Urbanisme et Habitat. « Sur les 5000 hectares du domaine, 3000 ont été spoliés », ont-ils expliqué sans détour à la délégation.

La délégation ministérielle, composée d’Acacia Bandubola, ministre d’État en charge des Affaires foncières, de Crispin Mbadu, ministre de l’Urbanisme et Habitat, et de la vice-ministre de l’Intérieur, Eugénie Tshela, s’est rendue sur place pour évaluer l’ampleur des dégâts. L’accueil fut marqué par l’espoir des agents des ministères concernés, voyant dans cette visite une chance de rétablir les droits de l’État.

Crispin Mbadu a dénoncé des complicités inimaginables qui favorisent la spoliation du patrimoine foncier à grande échelle. « Le constat est amer. Le domaine a perdu plus de la moitié de son patrimoine foncier, une spoliation à grande échelle qui se fait en toute impunité au nez et à la barbe de Tous avec des complicités inimaginables. Des constructions anarchiques, des cimetières, des mausolées y sont érigées sans aucun plan d’aménagement urbain ni respect des normes urbanistiques », a-t-il souligné.

Sur place, les ministres ont pu visiter plusieurs sites affectés par cette spoliation. À l’issue de cette inspection, il a été décidé de porter cette affaire au Conseil des ministres, où des mesures adaptées seront discutées. L’objectif est de garantir la sécurité foncière et d’assurer un développement durable du secteur agro-industriel, car la préservation du DAIPN est cruciale pour l’économie locale et la sécurité alimentaire de la République Démocratique du Congo.

Les discussions continuent, et l’espoir d’une restitution des terres spoliées repose sur une approche collective pour des solutions pérennes.

La Rédaction

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