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IA et tech

OpenAI recrute des milliers de personnes pour former ChatGPT à plus de 400 métiers

OpenAI pousse ChatGPT bien au-delà de ses compétences habituelles en programmation et en rédaction, recrutant des milliers de professionnels indépendants pour enseigner au chatbot les subtilités de plus de 400 métiers spécialisés, allant des pilotes de ligne et pharmaciens aux pédologues et responsables agricoles, selon une enquête de Business Insider publiée cette semaine.

Au cœur du Projet Stagecraft

Le projet, connu en interne sous le nom de Project Stagecraft, est géré par Handshake AI, une startup de labellisation de données basée à San Francisco qui a pivoté de ses origines en tant que plateforme de carrière pour jeunes professionnels pour devenir un sous-traitant majeur pour les entreprises d’IA. Dans le cadre de ce programme, entre 3 000 et 4 000 freelances issus de divers milieux professionnels sont rémunérés au moins 50 $ de l’heure pour créer des personas détaillés et élaborer des demandes de tâches réalistes qui reflètent leur travail quotidien. Le site web de Handshake AI affiche des tarifs pouvant atteindre 500 $ de l’heure pour certains rôles d’experts, bien que ces postes ne soient pas toujours liés aux projets OpenAI.

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Un manuel de formation consulté par Business Insider demande aux sous-traitants de se concentrer sur « le travail intellectuel, et non le travail manuel », dans le but de cartographier les tâches économiquement significatives et de mesurer la performance de ChatGPT face aux requêtes spécifiques à chaque domaine. Le périmètre s’étend à des domaines tels que la médecine d’urgence, la sculpture, la composition musicale, l’élevage d’animaux et l’aviation. Un tableur obtenu par Business Insider répertoriait des centaines de professions accompagnées des données personnelles des sous-traitants, soulignant à la fois l’ampleur du projet et la sensibilité des données collectées.

Du généraliste au spécialiste

Le projet Stagecraft reflète un tournant plus large dans l’industrie de l’IA. Alors que les modèles de pointe ont largement atteint leurs limites sur les tâches généralistes, les entreprises se livrent une course pour acquérir le type de connaissances expertes qui distingue un pharmacien expérimenté d’un chatbot compétent mais générique. Cette évolution a alimenté la croissance rapide d’entreprises tierces spécialisées dans les données — notamment Handshake AI, Scale AI, Surge et Mercor — qui recrutent de vastes réseaux de professionnels qualifiés pour produire des données d’entraînement.

Cette stratégie n’est pas sans créer de tensions

Un travailleur indépendant opérant dans un domaine de niche a confié à Business Insider : « Nous étions tous conscients que nous étions en train de former l’IA à nous remplacer ».

Cette remarque fait écho aux inquiétudes exprimées dans divers secteurs comme l’agriculture et les soins infirmiers, où les travailleurs craignent que l’expertise même qu’ils apportent aujourd’hui puisse rendre leurs postes obsolètes demain.

Un mode opératoire récurrent

Les révélations sur Stagecraft font suite à un rapport de Wired publié en janvier selon lequel OpenAI et Handshake AI avaient séparément demandé à des sous-traitants de télécharger de véritables produits de travail — documents, code, présentations — issus d’emplois actuels et passés afin d’établir une référence de performance pour les modèles de nouvelle génération. Ni OpenAI ni Handshake AI n’ont répondu aux demandes de commentaires concernant le projet Stagecraft.

Avec Perplexity

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