La cérémonie de signature de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, qui s’est tenue ce jeudi 04 décembre, à Washington, a été marquée par des prises de parole très attendues. Si l’événement se voulait une étape décisive vers la fin de trois décennies de tensions et de violences dans la région des Grands Lacs, les premières déclarations de deux présidents ont été suivies avec une grande attention.
Intervenant en premier, le chef de l’État rwandais a salué « l’approche pragmatique » du président américain Donald Trump, qualifiant son intervention de « travail très fort ».
Dans son allocution, Paul Kagame a tenu à remercier « le Qatar » pour son implication, affirmant que son rôle avait été « très important » dans le processus ayant conduit à l’accord. « Ce conflit a duré 30 ans. Nous avons vu un nombre de médiations, mais aucune n’a réussi à nous départager », a-t-il déclaré, semblant minimiser l’implication d’autres acteurs régionaux et internationaux engagés depuis des mois.
Et de poursuivre : « Cet accord nous donne aujourd’hui tout ce qui est nécessaire pour mettre fin à la guerre. Mais si cet accord échoue, la faute n’incombera pas au président Trump, mais à nous. Le Rwanda fera tout son possible pour que cela n’arrive pas. »
AKAMUS

