Au Gabon, la campagne électorale pour les élections législatives et locales prévues les 27 septembre et 11 octobre prochains a officiellement débuté dans la nuit du 16 au 17 septembre.
Cette double élection, annoncée comme cruciale, marque l’ultime phase du processus de transition politique engagé après le renversement du régime Bongo en août 2023.
Le lancement de la campagne a été formellement annoncé par le ministre de l’Intérieur, Hermann Immongault, lors d’une conférence de presse. Celui-ci a souligné l’enthousiasme inédit que suscitent ces scrutins : 1 600 candidats sont en lice pour les 145 sièges à l’Assemblée nationale, tandis que 17 000 autres briguent les postes de conseillers municipaux ou départementaux.
Ces derniers auront notamment la charge d’élire, par vote indirect, les maires, les présidents de conseils départementaux et les sénateurs.
Selon le ministre, une vingtaine de partis politiques sont engagés dans la course, parmi lesquels l’Union pour la Démocratie et le Bonheur (UDB) du président de transition Brice Oligui Nguema, ainsi que le Parti Démocratique Gabonais (PDG), historiquement lié à la famille Bongo.
Hermann Immongault a également insisté sur les garanties de transparence qui entoureront ces élections. Le dépouillement aura lieu dans chaque bureau de vote en présence de délégués des partis, des candidats, des médias et des observateurs électoraux. À ce jour, près de 1 500 observateurs sont accrédités.
Ces élections viennent clore la période de transition entamée après le coup d’État du 30 août 2023, qui a mis fin à plus de 55 ans de règne de la famille Bongo, d’abord sous Omar, puis sous son fils Ali Bongo.
La victoire de Brice Oligui Nguema à la présidentielle du 12 avril dernier a amorcé cette dernière phase vers un retour à l’ordre institutionnel.
Guelord Lubonzu

