À l’occasion d’une conférence internationale organisée aux Comores sous le thème : « Mon pays face au réchauffement climatique », la République démocratique du Congo a été représentée par Jean Nzadi, délégué de la jeunesse congolaise et président des Réseaux des Jeunes Agir pour l’Afrique et la RDC. Devant un auditoire composé de jeunes leaders africains, il a livré un discours dense, engagé et porteur d’alertes essentielles pour l’avenir climatique du continent.
La RDC, gardienne d’un patrimoine mondial menacé
En préambule, Jean Nzadi a rappelé que la RDC, « mon pays », porte une responsabilité particulière dans la lutte contre le réchauffement climatique. Avec ses 152 millions d’hectares de forêt équatoriale, deuxième plus vaste au monde après l’Amazonie, le Congo joue un rôle majeur dans l’équilibre climatique de la planète. Ce massif forestier, a-t-il rappelé, absorbe chaque année des millions de tonnes de CO₂, abrite une biodiversité exceptionnelle et fournit eau, nourriture et médicaments à des millions de Congolais.
Mais le tableau n’est pas sans menaces : la RDC figure aujourd’hui parmi les dix pays les plus touchés par la déforestation. Une pression qui fragilise non seulement les écosystèmes locaux, mais aussi l’équilibre climatique mondial.
Comprendre le changement climatique pour mieux agir
Dans un passage très pédagogique, le représentant congolais a défini le changement climatique comme une modification durable des températures et des régimes météorologiques, principalement causée par les gaz à effet de serre (GES). Il a rappelé la liste des six principaux GES, du dioxyde de carbone au redoutable hexafluorure de soufre, dont certains restent présents dans l’atmosphère pendant plusieurs milliers d’années.
Un engagement présidentiel : le programme “1 milliard d’arbres”
Face à ces défis, Jean Nzadi a mis en avant un chantier majeur lancé depuis 2019 par le président Félix Tshisekedi : le programme « 1 milliard d’arbres ».
- 870 à 895 millions d’arbres ont déjà été plantés ;
- 700 000 hectares reboisés dans 22 provinces ;
- un coût global estimé à 870 millions USD.
Il a souligné que la jeunesse congolaise constitue la force motrice de ce programme, parfois bénévolement, faute de financements suffisants pour structurer de véritables emplois verts durablement rémunérés.
Une injustice mondiale : l’exemple de l’Amazonie
Dans sa comparaison avec l’Amazonie, Jean Nzadi a dénoncé un déséquilibre flagrant. Bien que le Brésil ait déforesté massivement pour la culture du soja, recevant en retour 200 millions USD d’aides internationales, la RDC — qui protège ses peuples autochtones et leur habitat forestier — peine, elle, à mobiliser des fonds équivalents.
« Cette injustice doit être portée par la jeunesse africaine », a-t-il martelé.
La jeunesse congolaise déjà mobilisée
Avec 67,4 % de la population âgée de moins de 24 ans, la RDC est un pays jeune.
Un atout majeur, selon le délégué, qui a salué la mobilisation de centaines de jeunes aux forums climatiques internationaux, notamment au National Youth Talk COP30.
Citant l’UNICEF, il a rappelé que « les enfants congolais savent que les changements climatiques menacent leur avenir ».
Un appel fort : vers le Premier Congrès de la Jeunesse Africaine pour le Climat
Pour conclure, Jean Nzadi a lancé un appel vibrant à la jeunesse du continent :
rendez-vous en mai 2026 pour le Premier Congrès de la Jeunesse Africaine pour le Climat, une initiative appelée à fédérer toutes les énergies autour d’un plaidoyer commun.
Réveil Congo.
Contact de Mr Jean Nzadi (Président des Réseaux des Jeunes Agir pour l’Afrique et la RDC)
📞 +243 851 602 560


