Les frappes récentes sur les sites nucléaires iraniens seraient le fruit d’une infiltration secrète et méticuleuse menée pendant quinze ans par Washington.
Le Pentagone confirme que deux agents, liés à la CIA et au Mossad, ont agi clandestinement dans le complexe nucléaire ultra-sécurisé de Fordow.
Cette révélation secoue déjà la scène géopolitique régionale. Lors d’une conférence de presse, le chef d’état-major américain a détaillé l’infiltration au cœur du site stratégique de Fordow.
Ce site est considéré comme le fleuron du programme nucléaire militaire iranien depuis des années.
Les deux agents, ingénieurs ou techniciens, ont collecté des informations : plans, failles tectoniques, qualité des matériaux et mouvements des équipements.
Toutes ces données ont permis aux stratèges américains et israéliens de planifier des frappes aériennes ciblées d’une précision redoutable.
Selon Raphaël Jérusalemi, ex-officier israélien, cette opération résulte d’une coopération étroite entre la CIA et le Mossad. Les deux services auraient mêlé infiltration physique et piratage informatique pour contourner la surveillance du régime iranien.
Les frappes récentes, présentées comme l’aboutissement de ce patient travail secret, visaient Fordow mais aussi d’autres sites clés. Ateliers, industries de pièces essentielles et même des scientifiques stratégiques ont été ciblés pour désorganiser durablement le programme.
Téhéran, de son côté, minimise les dégâts subis. Le guide suprême Ali Khamenei affirme que les sites nucléaires restent intacts malgré les images satellites.
Des experts évoquent pourtant de sérieux dommages et un retard du programme militaire iranien de deux à cinq ans. Au-delà de l’opération, la révélation pose de nouvelles questions sur la gestion du renseignement américain.
Pourquoi ces agents ont-ils été exfiltrés maintenant ? Pourquoi pas laisser une surveillance interne ?
La défiance entre Maison-Blanche, armée et services secrets ressurgit, comme sous le premier mandat Trump.
Pour Israël, cette opération est un coup majeur, mais inachevé politiquement. La chute du régime iranien, objectif officieux, n’a pas eu lieu.
Téhéran annonce déjà quitter le Traité de non-prolifération nucléaire. Cela laisse craindre une relance accélérée de ses capacités atomiques dans les prochaines années.
En révélant cette infiltration, Washington montre sa puissance d’action au cœur du programme iranien. Mais cela pourrait attiser une nouvelle escalade durable au Moyen-Orient.

