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International

Kinshasa s’organise à accueillir provisoirement les ressortissants étrangers venant des Etats-Unis

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé, via un communiqué officiel du ministère de la Communication et Médias, la mise en place d’un dispositif d’accueil temporaire destiné à des ressortissants de pays tiers. Cette mesure, prévue à partir d’avril 2026, s’inscrit dans le cadre d’un mécanisme migratoire établi en collaboration avec les États-Unis d’Amérique.

D’après les autorités congolaises, cette initiative est déployée dans le respect total de la souveraineté nationale, notamment en matière de contrôle de l’entrée et du séjour des étrangers sur le territoire. Elle s’aligne également sur les engagements régionaux et internationaux de la RDC relatifs à la protection des droits des migrants.

Le communiqué met en avant la volonté du pays de promouvoir la dignité humaine et la solidarité internationale. La RDC, qui accueille déjà des populations de diverses nationalités et fait face à plusieurs défis humanitaires, réaffirme ainsi son attachement aux principes d’hospitalité et de coopération entre États.

Sur le plan opérationnel, le Gouvernement précise que la prise en charge logistique et technique du dispositif sera assurée par les États-Unis, à travers des structures spécialisées dans la gestion des flux migratoires. Il est également indiqué qu’aucune dépense liée à cette opération ne sera supportée par le Trésor public congolais.

Les modalités pratiques ont déjà été définies, notamment en ce qui concerne les infrastructures d’accueil et les mécanismes d’encadrement. Les sites retenus pour héberger temporairement les personnes concernées sont situés dans la ville-province de Kinshasa, afin de faciliter le suivi administratif, sécuritaire et humanitaire.

Les autorités insistent sur le caractère provisoire de cette mesure. Elles précisent qu’il ne s’agit pas d’un dispositif d’installation permanente sur le territoire national. Chaque situation sera examinée au cas par cas, conformément aux lois en vigueur et aux exigences de sécurité.

Enfin, le Gouvernement rappelle qu’il conserve le plein contrôle des décisions relatives à l’admission, au séjour ou à la fin du statut temporaire des personnes concernées. Cette initiative, souligne-t-il, ne constitue ni un programme de relocalisation durable ni une externalisation de politiques migratoires, mais s’inscrit dans un cadre encadré respectueux de la souveraineté nationale et des normes juridiques en vigueur.

Donald Trump jusqu’auboutiste 

 

Quelques heures après son investiture en janvier 2025, le président Donald Trump a signé une série de six décrets exécutifs visant à restreindre drastiquement l’immigration vers les États-Unis et à expulser plusieurs millions de personnes présentes sur le territoire. Ces mesures font partie de son programme migratoire strict, incluant la fermeture de la frontière sud et le rétablissement des protocoles de protection des migrants (« Remain in Mexico »), contraignant les demandeurs d’asile à attendre au Mexique avant toute audience.

Les décrets invoquent notamment une « invasion de migrants à grande échelle » et déclarent l’état d’urgence à la frontière sud. Trump affirme vouloir protéger la sécurité nationale, les États et la citoyenneté américaine. Concrètement, les entrées sont suspendues, et l’application mobile « CBP One », qui permettait aux migrants de prendre rendez-vous pour déposer une demande d’asile, a été désactivée, empêchant tout accès légal pour les nouveaux arrivants.

Si ces mesures ont immédiatement un effet dissuasif et créent une peur parmi les migrants, leur mise en œuvre pose plusieurs limites. Certaines dispositions enfreignent le droit établi et leur application est compliquée par des ressources limitées et le manque de coopération de certains pays. Malgré ces difficultés, Trump entend durcir l’immigration, fermant l’accès aux demandeurs d’asile et relançant des programmes mis en pause sous l’administration Biden, dans un contexte de débat intense sur la légalité et les conséquences humanitaires de ces décisions.

Batterie déjà en marche…

 

Depuis le 5 avril 2026, plusieurs pays africains accueillent des migrants expulsés des États-Unis dans le cadre d’accords de « pays tiers sûrs » conclus avec l’administration Trump. Parmi les arrivées récentes : l’Ouganda a reçu un premier groupe de 12 personnes à Entebbe le 2 avril, conformément à un accord signé en août 2025.

Le Cameroun a déjà accueilli deux groupes depuis février 2026, en lien avec un mémorandum prévoyant des investissements américains dans le système de santé. L’Eswatini a également enregistré des arrivées en mars 2026.

D’autres pays africains, dont le Ghana, le Rwanda et le Soudan du Sud, ont été mentionnés comme ayant conclu ou discuté des accords similaires. Ces mesures s’inscrivent dans la stratégie américaine de renvoi vers des pays tiers, souvent en échange d’aides financières ou d’investissements.

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