Le secrétaire général du Parti Communiste Congolais (PCCO), Sylvère Boswa Isekombe, a achevé une mission remarquée en Russie, marquée par des visites institutionnelles de haut niveau et la signature d’un protocole de collaboration avec le Parti Communiste de la Fédération de Russie.
Première personnalité politique d’Afrique centrale à être officiellement reçue à la Douma, parlement de la Fédération de Russie, M. Boswa Isekombe a salué une « reconnaissance importante » qui, selon lui, dépasse les frontières partisanes et constitue « un honneur pour le peuple congolais ».
Durant son séjour, le leader communiste congolais a visité plusieurs sites historiques de l’ex-URSS, notamment le Kremlin, la télévision nationale russe, le siège du Parti bolchévique et l’ancien parlement soviétique. La presse russe l’a longuement interrogé sur ses impressions et sur la vision politique du PCCO.
Dans ses déclarations, Sylvère Boswa Isekombe a insisté sur les liens historiques entre l’Union soviétique et les mouvements de libération africains, rappelant la reconnaissance précoce du gouvernement Lumumba par Moscou. Il a également félicité la Russie pour sa « souveraineté et sa résistance face à l’impérialisme occidental », établissant un parallèle entre la lutte russe contre l’OTAN et celle des patriotes congolais face à la balkanisation du pays.
Le dirigeant communiste a dénoncé les « crimes commis à l’Est de la RDC avec la complicité de certaines puissances occidentales », appelant la Russie et la Chine à user de leur droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU pour condamner ouvertement les agressions rwandaises et ougandaises.
Au-delà des considérations idéologiques, le secrétaire général du PCCO a plaidé pour une coopération accrue avec Moscou, notamment dans la formation des jeunes Congolais dans les universités russes et le transfert de savoir-faire afin d’éviter une dépendance permanente vis-à-vis des experts étrangers.
La visite s’est conclue par la signature d’un protocole d’unité entre le PCCO et le Parti Communiste de Russie, que M. Boswa Isekombe présente comme « une nouvelle étape dans la solidarité internationale et la lutte commune contre le néocolonialisme ».





