Lors de la 79ème Assemblée Générale des Nations Unies, le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a tenu un discours marqué par un appel clair à la communauté internationale. Il a exprimé son désir de voir l’aide humanitaire aux victimes des conflits de l’est du Congo dépasser le stade de l’urgence pour s’inscrire dans une démarche à long terme.
Dans un ton ferme, le Chef de l’État congolais a salué les efforts internationaux pour venir en aide aux victimes, tout en insistant sur la nécessité de dépasser l’aide humanitaire immédiate.
Selon lui, il est crucial de s’attaquer aux racines profondes du conflit et d’accompagner les populations touchées dans un processus de réintégration et de développement durable.
Pour lui, le Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (P-DDRCS) constitue la clé de voûte de la stratégie nationale pour rétablir une paix durable en RDC. Ce programme, destiné à désarmer, démobiliser et réintégrer les combattants en leur offrant des opportunités économiques viables, a été présenté comme un levier crucial pour stabiliser les zones dévastées par des décennies de conflits armés.
Tshisekedi a également mis l’accent sur la nécessité de rapatrier les combattants étrangers et de préparer une transition post-MONUSCO, tout en appelant les partenaires internationaux à soutenir cette initiative.
La journée du GENOCOST
Le président congolais a également évoqué le lourd tribut que continue de payer la RDC en raison des violences du passé, notamment le génocide à des fins économiques. Il a souligné l’importance de la justice, de la réconciliation et du développement durable pour aider les victimes à reconstruire leur vie.
C’est dans ce cadre que le gouvernement congolais a décidé d’institutionnaliser la journée du 2 août, dédiée aux victimes du GENOCOST. Cette journée permet au pays de se faire une idée juste des crimes atroces perpétrés et de renforcer la conscience collective autour de l’importance de la justice et de la prévention de futures atrocités.
Téfia NAKATALA

