La possibilité d’un conflit entre les États-Unis et la Chine est régulièrement étudiée par les analystes stratégiques, notamment dans le contexte des tensions autour de Taïwan. Un rapport du Mitchell Institute for Aerospace Studies examine cette hypothèse à travers plusieurs simulations militaires et souligne certaines limites des capacités américaines dans ce scénario.
L’étude s’intéresse à la capacité de l’armée de l’air américaine à intervenir dans le détroit de Taïwan en cas d’offensive chinoise. Les simulations montrent que, dans sa configuration actuelle, l’US Air Force pourrait manquer de volume de forces, de résilience et de puissance de frappe pour repousser une attaque tout en maintenant ses autres engagements militaires.
Les auteurs du rapport estiment que si la trajectoire actuelle de modernisation se poursuit, les États-Unis pourraient ne pas être en mesure d’empêcher de manière fiable une invasion chinoise de Taïwan d’ici 2035. L’analyse repose sur plusieurs scénarios de guerre simulés qui examinent la capacité des forces aériennes à mener des frappes à longue distance et à soutenir des opérations prolongées.
Selon certains spécialistes de la région, ces travaux reflètent les préoccupations d’une partie des think tanks américains liés aux questions de défense. Ils visent à alimenter le débat sur les investissements militaires nécessaires pour maintenir une capacité de dissuasion crédible face à la montée en puissance de la Chine.
Par ailleurs, d’autres événements récents impliquant des systèmes de défense aérienne fournis par la Chine et la Russie ont montré que les forces américaines conservent des capacités opérationnelles importantes. L’évolution de l’équilibre militaire dépendra notamment des investissements, des progrès technologiques et des stratégies adoptées par les deux puissances dans les années à venir.

