Les drapeaux sont en berne sur toute l’étendue du territoire national de la RDC. La commémoration du vendredi 2 août à Kisangani, marquant le 2e anniversaire du Génocide congolais pour des gains économiques (GENOCOST), a été marquée par des témoignages révoltants et glaçants des victimes directes de la guerre et de leurs proches.
Sur place au cimetière GENOCOST, les autorités venues de Kisangani n’ont pu retenir leurs larmes face à ces témoignages. Mamie Utshudi a perdu sept membres de sa famille le premier jour de la guerre de six jours à Kisangani. Toto Folo, quant à elle, a été amputée des deux jambes après qu’une bombe soit tombée sur leur maison.
« J’avais 9 ans, élève en 3ème année primaire, lorsque les armées ougandaise et rwandaise se sont affrontées à Kisangani. C’est ce jour-là qu’une bombe a détruit notre maison et j’ai perdu mes deux jambes. Je souffre à cause d’inconnus. Qu’ai-je fait pour mériter cela ? », s’interroge-t-elle.
Les victimes de cet événement ont défilé pour décrire les faits sous les yeux de la communauté internationale. Il était difficile de retenir ses larmes en écoutant ces témoignages inédits.
Outre Kisangani, des participants des villes du Nord et Sud-Kivu ainsi que du Kongo-Central ont suivi cette cérémonie.
Le GENOCOST est une initiative de la Congolese Action Youth Platform (CAYP) [Ndlr : la plateforme d’actions de jeunes Congolais], mise en place pour la reconnaissance du Génocide contre la population de la République Démocratique du Congo. Cette campagne vise à obtenir la reconnaissance officielle du 2 août comme jour de commémoration en souvenir de tous ceux qui ont été perdus dans notre longue histoire de violence au Congo.
Téfia Nakatala (Stagiaire)

