Le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a choisi la réserve en ce qui concerne la condamnation de son prédécesseur, Constant Mutamba, reconnu coupable de détournement de fonds publics. Interrogé mercredi lors du briefing presse du mercredi, il a rappelé que le procès s’était déroulé publiquement et que toutes les garanties de la défense avaient été respectés.
« Le procès était public et le principe du contradictoire a été respecté. Je ne suis pas le ministre des magistrats. Le droit a été dit, et des voies de recours existent. Par conséquent, je m’abstiens de tout commentaire », a déclaré le nouveau patron de la Justice congolaise.
Ces propos, bien que peu salués par les pro-Mutamba, a néanmoins, obtenu un écho positif dans l’opinion congolaise pour la distance que le nouveau ministre de la Justice a prise dans le jugement rendu dans cette affaire.
Pour rappel, l’ancien ministre de la Justice et garde des Sceaux, Constant Mutamba, a été condamné le mardi 2 septembre par la Cour de cassation à trois ans de travaux forcés. La haute juridiction a également prononcé son interdiction de voter et d’être éligible pendant cinq ans, ainsi que son exclusion de toute fonction publique et paraétatique.
Reconnu coupable d’avoir détourné 19 millions de dollars américains destinés à la construction d’une prison à Kisangani, il a été sommé de restituer la totalité des fonds.
Il doit être assigné dans les prochains jours en résidence surveillée.
AKAMUS

