Un climat d’indignation et de colère règne dans la cité minière de Kamituga, territoire de Mwenga, après une agression sexuelle présumée commise sur une fillette âgée de trois ans. Les faits se seraient produits dans la soirée du mardi 27 janvier 2026, dans le quartier Sawasawa, commune de Mobale, dans la ville de Kamituga, en province du Sud-Kivu.
Selon des informations recueillies auprès de sources locales concordantes, un homme d’environ 45 ans, identifié sous le nom de Siri Mandela, agent de l’État affecté au service des Mines, est mis en cause dans cette affaire. Il est accusé d’avoir agressé sexuellement la jeune victime répondant au nom de Sarrive.
Gravement choquée, la fillette a été rapidement admise à l’Hôpital Général de Référence de Kamituga, où elle bénéficie actuellement d’une prise en charge médicale spécialisée.
Aucune communication officielle n’a encore été faite par les autorités sanitaires concernant son état de santé, mais des sources médicales indiquent que les soins appropriés sont en cours.
Cette affaire a provoqué une vive réaction de la société civile locale. Dans un communiqué parvenu à la rédaction, l’Association des Femmes Juristes pour l’Enfance et la Protection (AFJEP Asbl) a condamné fermement cet acte, qualifié de « crime odieux », et a appelé les instances judiciaires compétentes à se saisir du dossier sans délai.
« La justice doit faire son travail afin que le présumé auteur réponde de ses actes conformément à la loi. L’impunité ne peut plus être tolérée, surtout lorsqu’il s’agit de crimes commis contre des enfants », a déclaré Immaculée Chakupewa, coordonnatrice de l’AFJEP Asbl.
L’organisation rappelle que la protection de l’enfance demeure une responsabilité collective et exhorte les autorités judiciaires et sécuritaires à assurer un suivi rigoureux de cette affaire, tout en garantissant la sécurité et la protection de la victime ainsi que de sa famille.
Au Sud-Kivu, les cas de violences sexuelles visant des mineurs continuent de susciter l’inquiétude des défenseurs des droits humains, qui appellent à un renforcement des mécanismes de prévention, à la poursuite effective des auteurs et à une prise en charge globale des victimes.
Isaka Kijana

