Figure montante du rap hexagonal, Werenoi est décédé ce samedi à l’âge de 31 ans, laissant ses fans et l’industrie musicale sous le choc.
Le monde du rap français traverse une période sombre. Samedi 17 mai, le producteur du rappeur Werenoi a confirmé sur le réseau social X (anciennement Twitter) la disparition brutale de l’artiste. « Repose en paix mon frère », a-t-il simplement écrit, officialisant une nouvelle qui circulait déjà dans la presse : l’artiste est mort à l’hôpital, victime d’un grave problème de santé survenu soudainement.
Werenoi, de son vrai nom Jérémy Bana Owona, avait conquis la scène musicale en un temps record. En 2023 et encore en 2024, il était en tête des ventes d’albums en France, un exploit salué par le Syndicat national de l’édition phonographique. Son dernier album, Pyramide 2, sorti en octobre, avait été couronné « Meilleur album de l’année » lors de la dernière édition des Flammes, une cérémonie consacrée aux musiques urbaines. L’artiste y avait d’ailleurs fait une apparition vidéo, le bras en écharpe, expliquant son absence due à une « grosse blessure ».
Le compte officiel des Flammes a réagi à la nouvelle en rendant hommage à l’artiste disparu, saluant sa mémoire et exprimant son soutien à ses proches et à ses fans.
Originaire de Montreuil, issu d’une famille camerounaise, Werenoi se distinguait autant par sa discrétion que par son efficacité. Loin du bling-bling, il refusait de s’enflammer malgré le succès. « Garder la tête sur les épaules, c’est l’éducation que j’ai reçue », confiait-il encore récemment dans une interview.
Lancé en 2021 avec son premier titre Guadalajara, il enchaîne les tubes sans relâche, devenant selon certains critiques une véritable « machine à hits ». Entre beats incisifs et refrains mélodieux, son style captivait un large public. La Fnac qualifiait encore son dernier projet Diamant noir de « récital à la hauteur des espérances ».
Le rappeur marseillais SCH, parmi d’autres personnalités du milieu, lui a rendu hommage en publiant une simple colombe sur Instagram. Un geste silencieux, mais lourd de sens, à l’image d’un artiste qui, lui aussi, savait en dire long sans trop en faire.
Akamus

