Quarante-trois ans et une voix toujours aussi incandescente. Nathalie Makoma signe un retour bouleversant avec Na ndimi, un album profondément spirituel, intime et lumineux. Pieds nus sur la terre de sa foi, elle renoue avec ses racines gospel dans un geste artistique d’une rare sincérité : onze titres, quarante et une minutes de repentance, de reconnaissance et de louange.
Sur la pochette, tout est symbole : cheveux afro, rouge à lèvres, piercing, regard franc. Elle n’a rien à prouver. Après une carrière solo en dehors du gospel, elle revient à la source — la foi, la famille, la musique.
Dès “I Give All”, la voix se livre dans une pop délicate, mêlant anglais et lingala. “Tokumisi yo” explose ensuite en une louange joyeuse et contagieuse. Puis vient une prière dépouillée, presque chuchotée, où Nathalie implore Dieu d’ouvrir les portes du paradis.
“Se yo” marque une reddition totale : « Je ne suis qu’un enfant ». “Tempelo na ye” réunit la fratrie Makoma dans une fusion nostalgique de groove et d’harmonies puissantes.
Sur “Elongi na yo”, elle gravit la montagne spirituelle, sur “Na longi”, elle célèbre la victoire. “Nzambe aza na yo” réaffirme la présence divine au quotidien, tandis que “Na kangami na yo” mêle zouk et promesse de fidélité.
Le titre phare, “Na ndimi”, scelle une réconciliation avec Dieu et avec sa fratrie musicale. Enfin, “I Am Strong” clôt l’album sur une note de paix : « Vous avez promis ma chute. Je suis dans les mains de Dieu. »
Le 24 octobre, Makoma se reforme sur scène au Dôme de Paris, pour un concert produit par The Lion Records (Steeve Mbimbi).
Avec Na ndimi, Nathalie Makoma ne revient pas pour séduire. Elle revient pour témoigner, authentiquement. Et prouver que la foi peut aussi faire danser.



