Un nouvel épisode dramatique a failli coûter la vie au ministre congolais des Mines, Louis Watum. Lundi, son avion a été victime d’un crash à l’aéroport de Kolwezi, dans la province du Lualaba, alors qu’il s’apprêtait à atterrir. L’incident, qui aurait pu virer au drame, n’a heureusement fait aucune victime.
Selon les informations recueillies auprès d’une source administrative présente sur place, l’appareil, affrété auprès d’une compagnie angolaise et en provenance de Kinshasa avec une escale à Lubumbashi, a quitté la piste lors de l’atterrissage avant de s’immobiliser en flammes. À bord se trouvait le ministre Louis Watum, accompagné de plusieurs hauts responsables du ministère des Mines et de membres de sa délégation.
Un agent du Cadastre minier, témoin direct de la scène, a décrit un moment de panique intense : l’avion, après avoir dévié, a « commencé à prendre feu », poussant passagers et membres d’équipage à évacuer rapidement. Grâce à l’intervention rapide des équipes d’urgence, tous ont pu sortir indemnes.
Malgré la violence de l’incident, Louis Watum a repris ses activités officielles dans l’après-midi. Le ministre a tenu une importante réunion de travail au gouvernorat du Lualaba avec les responsables provinciaux de son ministère. Les discussions ont porté sur l’éboulement meurtrier survenu deux jours plus tôt dans la carrière minière de Kalando, dans le territoire de Mutshatsha, où plus d’une centaine de creuseurs artisanaux ont perdu la vie.
Ce double choc l’empoisonnement dont il avait été victime au ministère de l’Industrie et ce crash évité de justesse relance les interrogations sécuritaires autour du ministre, alors que le secteur minier traverse une période particulièrement sensible. Plus que jamais, Louis Watum apparaît comme un homme sous pression, entre urgences nationales et risques personnels croissants.
La Rédaction

