Téfia Nakatala, à travers son rêve d’une Kinshasa fluide et sereine, recourt à la poésie pour décrire la situation catastrophique des embouteillages à Kinshasa. Ce texte est un cri du cœur, une vision pleine d’espoir pour une ville où les bouchons ne dominent plus les vies des Kinois. Il met en avant ‘impact destructeur de la congestion sur le quotidien des habitants, entre retards professionnels et stress quotidien. Par ces mots, Téfia invite à une prise de conscience collective et appelle à des solutions durables pour libérer la capitale de son fardeau. Elle pousse les autorités et les citoyens à se questionner sur l’avenir de la mégapole de plus de 17 millions d’habitants. Il est évident qu’un changement profond est nécessaire pour mettre fin à l’agonie des embouteillages. Si ce rêve doit se réaliser, c’est par une coopération harmonieuse entre les gouvernants et la population, une volonté commune d’agir pour un Kinshasa meilleur. Téfia clame son espoir, et son appel à la prise de conscience est plus que jamais une urgence pour la survie et la sérénité de la ville.
Kinshasa sans embouteillages, c’est possible ?
Je rêve d’une ville,
Kinshasa, ma ville,
Où les heures s’étirent sans la peur de la file.
Un matin, je quitte Lemba à huit heures pile,
Je prends ma moto, ma route tranquille.
Les voitures glissent, les piétons marchent sans stress,
Tout roule, tout danse, le temps me laisse.
Pas de trous béants, pas de cratères dans les artères,
Les routes lisses comme un rêve, sans poussière.
Les carrefours ne sont plus des prisons,
La circulation n’est plus un poison.
Je roule, je file, j’arrive à mon job
Trente minutes après, j’ai de la place pour respirer, sans aucun fardeau.
Mais la réalité frappe fort, chaque jour, chaque heure,
Les embouteillages nous volent notre labeur.
Chères autorités, savez-vous combien de rendez-vous manqués,
Combien de boulots perdus à cause de ce retard imposé ?
Je me souviens d’un confrère du Magazine Éveil Réveil Congo,
Qui arriva en retard, vingt minutes seulement, mais ça vira au chaos.
Faut-il toujours prendre les motos, cette solution coûteuse ?
À quel prix ? Ces motards, ces conducteurs furieux,
Qui zigzaguent, nous frôlent, comme des fantômes en colère,
Les accidents deviennent monnaie courante, c’est la guerre.
Ah, vraiment, parfois j’ai envie de pleurer,
Mais un jour, cette ville retrouvera sa paix, soyez-en assurés.
Kinshasa sans embouteillage, oui, ce sera possible,
Mais quand ? Ce sera pour bientôt, et l’avenir sera risible.
Tout redeviendra calme surtout après le lancement des rocades de Kinshasa,
Un souffle nouveau pour cette ville qui rêve de sa sérénité.
Mais il est temps d’appeler à la conscience des usagers,
Pour que tous ensemble, on trouve une issue qui nous libère, sages et décidés.
Mais qu’on se le dise, les chauffeurs nous étonnent,
Comme si parmi eux, des opposants sévères se donnent,
Des actions délibérées, des décisions sans retour,
Pour pousser la population à haïr les autorités, chaque jour.
Oh Kinshasa, ma ville, un jour tu brilleras,
Lorsque chacun comprendra qu’ensemble, tout se réparera.
Téfia NAKATALA (pour Réveil Congo, pour publication dans « Le rêve fou de Téfia Nakatala »)

