Sans surprise, l’Assemblée nationale a entériné ce jeudi l’élection des deux candidats uniques au Bureau : l’Honorable Aimé Boji Sangara à la présidence et l’Honorable Clotilde Mutita Kalonga au poste de Rapporteur adjoint. Un vote formel qui n’a fait que confirmer ce que tout le monde savait déjà : l’issue était scellée depuis la validation des candidatures.
La commission technique avait, dès le 10 novembre, retenu un seul dossier par poste, écartant toutes les autres candidatures, notamment celles issues de l’opposition ou des non-inscrits. Une configuration qui a transformé ce scrutin en simple formalité, loin d’une véritable confrontation démocratique.
Parmi les recalés figure le député de l’Ituri, Gratien Iracan, qui se dit victime d’une exclusion arbitraire. Candidat au poste de Rapporteur adjoint, il avait dénoncé une décision « prise en dehors de tout esprit de pluralisme » avant d’annoncer une saisine du Conseil d’État pour excès de pouvoir, référé-suspension et rétablissement de son droit à participer au vote.
Du côté de la majorité, le message reste inchangé : tout se serait déroulé dans le strict respect du Règlement intérieur, selon le Rapporteur de l’Assemblée nationale, le Professeur Jacques Ndjoli. Une position officielle qui peine toutefois à convaincre certains observateurs, pour qui la majorité parlementaire a verrouillé tout le processus, de la réception des dossiers à la validation finale.
Avec cette élection sans concurrence, le Bureau se recompose donc sans surprise, confirmant une dynamique politique largement maîtrisée par la majorité. L’opposition, elle, sort une fois de plus affaiblie, réduite au rôle de spectatrice d’un processus déjà joué d’avance.
Martin Tadiya — Actu2.cd

