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Politique

Assemblée Nationale : Christophe Mboso refuse de partir !

Le pays doit être remis sur les rails. Personne alors personne, n’a le droit de conduire les affaires de la République selon ses humeurs. Le doyen Christophe Mboso, député élu de la circonscription électorale de Kenge, dans la province de Kwango, doit comprendre cela et vite privilégier les intérêts de la République, mettant de côté ses intérêts égoïste. Le processus de mise en place du bureau définitif doit vite être réactivé.

Alors que le calendrier de l’élection devant mettre en place le bureau définitif de la Chambre basse du parlement traine à être rendu public après le report d’il y a une semaine, les députés nationaux ainsi que l’opinion publique s’impatiente. Curieusement, ceci figure parmi les cadets des soucis du bureau. Avec Christophe Mboso Nkodia Puanga à sa tête, le bureau d’âge est accusé – à tort ou à raison – de bloquer l’élection et la mise en place du bureau définitif de l’Assemblée nationale.

Pour certains, le « doyen » Mboso ne veut lâcher le morceau car ayant déjà pris le goût du luxe. Pour ses détracteurs, le président Mboso trouve toujours des dilatoires pour gagner quelques jours, le temps d’attendre la grosse partie des frais de fonctionnement qui doivent atterrir d’un moment à l’autre. D’où l’intérêt pour le plus âgé de la chambre basse du Parlement de ne pas organiser rapidement les choses.

Pour d’autres observateurs, le président du bureau d’âge, jaloux de « son poste », regrette de l’avoir laissé tous les honneurs d’un chef de corps. Ce que le vieux doit savoir c’est qu’un fruit ne tombe de l’arbre que s’il est mûr. Mais, devant l’ouragan, mûr ou pas mûr, il tombe car c’est plus fort que lui.

A l’Assemblée nationale, les élus du peuple estiment que l’absence du bureau définitif bloque un certain nombre de dossiers importants censés faire avancer les choses.  D’où la nécessité d’élire le bureau définitif qui devra entériner le programme du gouvernement qui pourrait sauf changement de dernière minute, intervenir avant la fin de la semaine.

LES CHOSES DOIVENT S’ACCÉLÉRER

Une semaine après le report sine die de l’élection des membres du bureau définitif de l’Assemblée nationale, le calendrier réaménagé n’est toujours pas connu. Impatient, le député Didier Kamundu menace d’activer la procédure de destitution du bureau d’âge de cet organe délibérant, si jamais le bureau définitif n’est pas installé dans un bref délai.

Dans une correspondance adressée aux députés nationaux, le député membre de l’Union sacrée de la nation (regroupement politique du président Tshisekedi) s’insurge contre ce qu’il qualifie de « la léthargie à l’Assemblée nationale », avec près d’un mois de chômage des députés alors que la République démocratique du Congo tourne au ralenti depuis cinq moins.

« L’installation du bureau définitif de l’Assemblée nationale ne dépend pas de l’humeur du président du bureau d’âge. Cela est organisé conformément à la loi. Avant d’entrer en fonction, le gouvernement doit être investi par l’Assemblée nationale, qui ne veut pas installer son bureau. Ça, c’est très grave ! », crie un député de l’opposition.

Cette situation pousse le député de l’Union sacrée de la nation, Didier Kamundu à accorder 24 heures à Christophe Mboso pour, dit-il, débloquer les institutions. Faute de quoi, il risque d’être destitué. « Il y a plusieurs moyens contraignants que nous pouvons actionner, si le bureau d’âge ne répond pas, endéans 24 heures à notre préoccupation. Cela peut aller jusqu’à sa destitution », a-t-il menacé.

Didier Kamundu promet de mobiliser, « dans les heures qui suivent », les autres élus afin d’obtenir dans le bref délai l’installation du bureau définitif de l’Assemblée nationale.

Entre-temps, la Première ministre Judith Suminwa, nommée le 1er avril dernier, continue d’attendre pour rendre effective son équipe gouvernementale. Toutes les institutions de la République, à l’exception du président de la République, sont d’ailleurs devenues obsolètes et exigent la mise en place de nouveaux animateurs.

Alors que le pays fait face à de multiples urgences tant sur le plan tant sécuritaire que socio-économique, certains observateurs estiment que le pouvoir public ne dispose pas d’animateurs compétents pour engager pleinement la République, se plaignent certains Congolais.

Le successeur probable de Christophe Mboso (qui ne saura rempiler car écarté par les primaires), c’est Vital Kamerhe Rwakanyingini Kingi, député national élu de la circonscription électorale de Walungu (Sud-Kivu), président national de l’Union pour la nation congolaise (UNC) et allié de première heure de Félix-Antoine Tshisekedi.

Le Potentiel

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