S’adressant aux militants de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), le samedi 30 Mars dans la soirée, Augustin Kabuya a fait savoir que le chef de l’Etat est en train de subir l’injustice de la mauvaise foi. Cette injustice, même s’il ne l’a pas précisé, est orchestrée à deux niveaux : d’abord à l’international, ensuite au niveau national.
Pour Kabuya, Félix Tshisekedi a la bonne volonté de résoudre tous les problèmes congolais mais on crée des embûches sur son chemin pour que le peuple puisse le vomir. « Félix Tshisekedi, tout l’argent qu’il reçoit est affecté à la guerre dans l’Est de la RDC. Il est victime d’une injustice de la mauvaise foi ».
Pour bien illustrer le cas de l’Est de la RDC, selon lui, dans une famille, le train de vie peut être affecté si les fonds sont orientés aux soins de santé des enfants malades, souffrant d’une soit d’une maladie chronique ou récurrente.
Contexte
Le deuxième mandat du Président Félix Tshisekedi a débuté le 20 janvier 2024, lors de sa prestation de serment devant les juges de la Cour constitutionnelle. Tout comme son premier mandat, marqué par la pandémie de Covid-19 et retardé par les conflits au sein de la coalition FCC-CACH, presque quatre-vingt-dix jours après, le début de ce second mandat laisse entrevoir des perspectives peu favorables pour la population congolaise.
En effet, il est à craindre une répétition de l’histoire, cette fois-ci avec l’aggravation des conflits armés qui déchirent l’Est de la RDC, avec les différents ralliements des congolais qui se disent frustrés et recourent aux armes pour revenir au pays et rétablir l’ordre.
Or, la persistance de la guerre serait préjudiciable au bilan de son mandat, d’autant plus que ce conflit éclate dans un contexte socio-économique et politico-militaire délétère. Tshisekedi est donc confronté à une équation complexe qui exige des capacités intellectuelles hors du commun pour concevoir des solutions rapides, avant qu’il ne soit trop tard.
En réalité, ses détracteurs, dont la liste s’est rallongée après les échéances électorales du 20 Décembre 2023, ne jurent qu’à le voir échoué lamentablement pour empêcher l’UDPS de revenir au pouvoir en 2028. Dans tout ce business au profit intestinal, c’est la population qui en souffre amèrement. Plus que l’on jette des peaux de bananes sur le rail de Félix Tshisekdi, c’est le peuple congolais qu’on fait crucifier chaque jour.
AKAMUS

