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Politique

Banditisme urbain : le gouvernement toujours aux abois !

Après l’échec de l’opération « Panthère noire », le gouvernement est toujours en difficulté pour éradiquer le phénomène « Kuluna» sévissant dans les villes de la République démocratique du Congo.  Le taux de banditisme ne fait qu’augmenter. Par conséquent, les citadins ne savent plus quel saint se vouer, car la situation sécuritaire ne fait qu’empirer en dépit de plusieurs cris lancés à l’endroit des autorités du pays. Pour lutter contre ce fléau, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a présenté quelques sésames, lesquels peuvent être l’une des solutions pour résoudre le problème sécuritaire. Toutefois, cela est aperçu une « redondance » compte tenu de l’ampleur de la situation. Bref, le gouvernement est aux abois, car les solutions suggérées ne peuvent « mettre fin » au banditisme urbain. Donc,    la plupart des Congolais émettent le vœu de voir le retour de l’opération «Likofi».

Le banditisme et la criminalité urbains sont observés dans plusieurs villes RDC, où l’on enregistre d’énormes pertes matérielles et humaines.

Pour prévenir cela, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi est revenu sur sa communication faite lors de la sixième réunion du Conseil des Ministres du 19 juillet 2024. Il a rappelé la nécessité de combattre la criminalité urbaine caractérisée, notamment par le phénomène Kuluna couplé aux autres actes cruels qui inquiètent les habitants de certaines agglomérations du pays dont Kinshasa.

Subsidiairement à ses instructions déjà données à ce sujet et en considération des fondements sociaux de la délinquance, il a engagé le gouvernement, sous la supervision de la Première ministre, à envisager le renforcement des mécanismes d’encadrement des jeunes désœuvrés à travers des structures publiques et privées d’apprentissage des métiers et de réinsertion sociale.

Le vice Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, le vice-Premier ministre, ministre de la Défense Nationale et d’Anciens combattants ainsi que le ministre d’Etat, ministre de la Justice et  de la Garde des sceaux, en collaboration avec le Conseil supérieur de la magistrature, ont été chargés d’organiser fréquemment des audiences foraines pour juger les Kuluna et les bandits à mains armées appréhendés afin de donner un effet dissuasif contre toute émulation.

Appel à un contrôle rigoureux

Dans cet ordre d’idées, le chef de l’Etat a appelé  à un contrôle rigoureux qui doit régulièrement être fait sur la circulation et la détention d’armes par les militaires  et policiers afin de prévenir des crimes commis par des éléments incontrôlés qui opèrent aux côtés des bandits civils ou qui leur prêtent des armes.

Un rapport mensuel conjoint sur les mesures de prévention et sur la répression de la criminalité urbaine devra être produite.

Opération «Likofi», la solution ?

Le banditisme et la criminalité urbains sont observés dans plusieurs villes du pays où l’on enregistre d’énormes pertes matérielles et humaines.

Pour faire face à cette situation désastreuse, Peter Kazadi, alors l’ancien  vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières, avait lancé une « opération de grande envergure dénommée “Panthère noire” », conduite par la Légion nationale d’intervention (LNI), en appui aux Unités territoriales de la police, précisant que la LNI, « réserve générale de la Police nationale, avait  pour mission de renforcer les Commissariats provinciaux lors d’émeutes ou toutes autres opérations de police ».

Malheureusement, cette opération avait capoté. Raison pour laquelle les Kinois appellent le gouvernement à appliquer le retour de l’opération «Likofi». Selon les habitants de la ville de Kinshasa, cette dernière a réussi à mettre les inciviques en ligne de mire.

À Kinshasa, le phénomène « Kuluna» fait rage. Certains bandits n’ont plus peur d’opérer en présence des postes de la Poste de la police. En effet, ils se livrent à des actes immoraux  mettant en péril la vie de plusieurs personnes.

Le désengorgement des prisonniers fait peur

Le désengorgement des prisons entamé par le ministre d’État en charge de la Justice n’a pas que des retombées positives. Certains prisonniers libérés sous condition, ont plongé Kinshasa dans la recrudescence totale de l’insécurité, comme le reconnaît le procureur général près la Cour de Cassation dans une adresse à la presse le samedi 12 octobre 2024.

Firmin Mvonde a décidé de prendre des mesures idoines pour limiter les dégâts. « Je viens d’écrire à tous les deux procureurs généraux de la ville de Kinshasa de pouvoir activer les recherches pour mettre la main sur toute personne qui serait sortie des installations carcérales en dehors de tout critère légal », dit-il d’un ton ferme.

Le Potentiel

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