Alors que la République Démocratique du Congo s’apprête, dans les jours à venir, à organiser un dialogue national dit inclusif, M. Barthélemy Tshibangu wa Mukuna, retraité de La Poste et de la Banque en France, tire la sonnette d’alarme contre le caractère égoïste que ces prochains conciliabules doivent absolument éviter.
Dans une tribune sans détours, dont une copie est parvenue à la rédaction de Réveil Congo, il interpelle les Congolais sur les dérives répétées de la classe politique et la fragilité persistante de la société.
Pour ce libre penseur, le peuple congolais semble aujourd’hui désorienté, oscillant entre un passé autoritaire et un présent démocratique encore mal maîtrisé.
Il décrit de nombreux acteurs comme de purs profiteurs, se comportant tels des rats à la menace du naufrage d’un bateau.
« Les profiteurs des régimes ne pensent jamais ni au peuple ni au pays. Ils font toujours comme les rats : ils fuient le navire dès que celui-ci commence à couler ! Cependant le peuple qui souvent n’a pas des moyens de fuir son pays reste sur sa terre espérant et croyant aux promesses du nouveau chef ! Tout pouvoir doit toujours viser à satisfaire les besoins primaires du peuple ! Malheureusement, les profiteurs du nouveau pouvoir surtout s’ils ont vécu dans la souffrance dans la diaspora ou au pays cherchent d’abord à se venger des souffrances endurées ! »
D’où la nécessité, soutient-il, d’un pouvoir fort qui sanctionne pour stopper les détournements et la légèreté dans la gestion du pays.
À ses yeux, l’urgence du moment n’est pas à une « réconciliation nationale » qu’il qualifie de simple partage de pouvoir entre élites recyclées.
« Se réconcilier avec qui ? Les vrais Congolais aiment leur terre malgré leurs différences. Ceux qui prônent la réconciliation ont souvent trahi le pays ou continuent de le faire pour préserver des intérêts étrangers », martèle-t-il, évoquant notamment l’influence persistante de réseaux rwando-ougando-kenyans dans l’Est du pays.
Dans cet appel lancé depuis la France, le libre penseur plaide pour une prise de conscience collective.
« Grandissons dans nos cerveaux avant tout acte politique ou économique. Développons un patriotisme inconditionnel, bâtissons une nation forte et craint. Sortons de la naïveté : la démocratie occidentale et l’État de droit n’existent pas là où la pauvreté, l’incivisme et l’oisiveté règnent en maîtres », insiste-t-il.
Enfin, il invite chaque Congolais à faire sa part pour consolider la fondation du « nouveau Congo ».
Car, conclut-il, « toute œuvre humaine est imparfaite. Soutenons le chef de l’État dans la vérité, sans complaisance, et travaillons chacun avec patriotisme pour offrir un avenir meilleur à notre Mère Patrie. »
Aubin Kandembi

