Dans un climat politique tendu, les candidats députés de la République Démocratique du Congo (RDC) se mobilisent pour contester les résultats provisoires qui seront publiés par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). En causes : les élections, qui ont eu lieu à travers tout le pays, le 20 Décembre 2023, ont été entachées de multiples irrégularités, incitant les candidats à revendiquer la transparence et la justice électorale. Dans certains quartiers généraux des partis politiques, les reporters du Magazine Réveil Congo ont pu observer des attitudes qui iraient droit dans le sens d’alimenter les revendications. Certains perdants ne voudraient nullement concéder leur échec sous prétexte que la CENI n’a pas fait correctement son travail. Que feront-ils ? Ils viendront attiser le feu au lieu de penser à autres choses. S’ils seront très caciques ou méchants envers Mr Kadima, se rallieront à l’opposition pour exiger la réorganisation des scrutins.
En effet, ces derniers temps, l’opinion nationale assiste à des jeux d’accusations, soit, entre agents électoraux, soit des particuliers qui saisissent les services compétents pour des poursuites judiciaires à l’endroit des instigateurs de ce nombre d’irrégularités. On note même des personnalités réputées qui se seraient plongées dans cette sale besogne dans le souci de glaner des voix à la députation nationale ou provinciale. La honte !
Faute d’un pas, on assistera dans les prochaines heures à des épisodes de revendications qui éventuellement viendraient affirmer aux yeux des partenaires internationaux de la RDC, les désidératas du bloc de l’opposition qui tient sur l’annulation et réorganisations des scrutins. C’est ici que Kadima et son équipe doivent miser sur la sagesse et extrême prudence, quand on sait bien que l’opposition suspecte la machine de Fatshi béton qui lui aurait accordé un suffrage écrasant. En tous cas, la bataille des législatives, les uns et les autres seraient intransigeants.
Que faire alors que Félix Tshisekedi a juré obtenir la majorité parlementaire pour ne pas revenir au théâtre du passé, dans son mariage avec le FCC de Joseph Kabila ?
Il semblerait que les candidats députés hors Union Sacrée, ayant battu campagne comme il faut s’appuieraient bien évidemment sur leur force sur le terrain, tout en reconnaissant que la méga plateforme présidentielle n’avait pas gâté ses candidats avec des fonds nécessaires. L’argument qui reviendra dans leur propos c’est le fait de retrouver des Dispositifs électoraux de vote entre les mains des particuliers. Ceci figure parmi les points qui motivent la décision du bloc 9 de l’opposition à l’annulation des élections car c’est « intolérable ». Si l’échec est constaté dans la majorité parlementaire de l’Union Sacrée, Félix Tshisekedi sera à nouveau confronté devant un véritable noeud cornélien et ses généraux devront être sanctionner dans la prochaine composition du gouvernement ou au cours de son prochain quinquennat. Ceci mettra surface la question de la gestion des fonds destinés aux communicateurs de l’Union Sacrée et ses candidats.
Les noeux des problèmes
Après observation, Réveil Congo et bien d’autres observateurs note que quelques causes des contestations seront inhérentes à l’issue de la publication. Problèmes de Logistique : Plusieurs candidats dénoncent des problèmes logistiques majeurs lors du scrutin, allant de la distribution des bulletins de vote à l’organisation des bureaux de vote. Ces dysfonctionnements ont semé le doute quant à l’équité du processus électoral. L’opposition dit même que la CENI aurait recruté plusieurs de ses agents dans l’Union Sacrée. Incohérences dans les Résultats : Sans nul doute, des divergences significatives entre les résultats qui seront annoncés par la CENI et les données recueillies par les observateurs de différentes formations politiques feront la une des journaux à Kinshasa. Ces incohérences susciteront davantage d’interrogations sur la fiabilité des chiffres officiels et alimenteront les contestations dans les prochaines heures.
Les candidats pro-Fatshi qui seront en bonne posture, pointeront du doigt l’opposition qui serait à la base de certaines violations des droits Électoraux. À ce titre, il faut signaler que certains candidats ont rapporté des violations des droits électoraux, telles que l’intimidation des électeurs, les fraudes présumées et les pressions exercées sur les agents électoraux. Ces pratiques remettraient probablement en question l’intégrité du processus électoral.
Tout compte fait, la contestation des résultats provisoires des élections législatives en RDC révèleront une fois de plus, à côté de celle de la présidentielle, les profondes préoccupations entourant la légitimité et la transparence du processus électoral. Les candidats députés, unis dans leur quête de justice, mettraient en lumière les multiples défis auxquels la démocratie congolaise est confrontée. L’issue de cette contestation influencera non seulement la composition du futur parlement, mais également la stabilité politique du pays.
Aubin Kandembi

