Le mouvement politique Sauvons la RDC, dirigé par Joseph Kabila, a rendu public, le 14 janvier 2026, un communiqué fixant cinq conditions essentielles avant de s’engager dans un éventuel dialogue national inclusif.
Tout en saluant l’implication personnelle du président angolais João Lourenço dans la recherche de la paix, le mouvement insiste sur la nécessité de garantir la sincérité et la bonne foi des parties.
1. Respect des engagements précédents : Le mouvement exige que le gouvernement respecte ses accords antérieurs, notamment la libération des prisonniers, la décrispation du climat politique et le respect du cessez-le-feu. Sans la mise en œuvre concrète de ces mesures, Sauvons la RDC refuse tout dialogue.
2. Fin de l’instabilité des processus : Les multiples médiations internationales successives et le changement fréquent de lieux (Doha, Luanda, Nairobi, etc.) sont jugés contre-productifs. Le mouvement réclame une approche stable et cohérente pour restaurer la confiance.
3. Achèvement du processus de Doha : Avant toute concertation nationale, le mouvement veut que toutes les modalités militaires de désescalade soient mises en œuvre et que le cessez-le-feu soit respecté, afin que le dialogue se déroule dans un environnement sécurisé.
4. Dialogue inclusif et sans tabou : Toutes les forces politiques et sociales doivent être représentées. Aucune partie ne doit imposer ses conditions ou exclure les acteurs clés, sous peine de compromettre la crédibilité du processus.
5. Médiation par les évêques : Les évêques catholiques et protestants, jugés neutres et expérimentés, doivent assurer la médiation. Sauvons la RDC considère que toute exclusion de ces médiateurs constituerait une manipulation et viderait le dialogue de sa légitimité.
En résumé, Sauvons la RDC rappelle que transparence, respect des engagements et participation de tous les Congolais sont les conditions sine qua non pour que ce dialogue conduise à la réconciliation, à la paix et à l’unité nationale.

