L’appel du président Félix Tshisekedi en faveur d’un dialogue national « apaisé et inclusif » continue de susciter des réactions au sein de la classe politique congolaise. Un proche de l’opposant Moïse Katumbi a exprimé de sérieuses réserves quant à la crédibilité de la démarche annoncée par le chef de l’État.
Selon lui, le dialogue proposé est présenté comme inclusif, mais repose en réalité sur des critères d’exclusion. Il dénonce notamment une médiation confiée à des institutions qu’il estime contrôlées par le régime en place, alors même que celles-ci seraient parties prenantes au processus. Autre point de friction : l’organisation du dialogue sur le sol congolais, alors que plusieurs opposants politiques vivent toujours en exil pour des raisons de sécurité, ce qui compromet, selon lui, la représentativité et la liberté de participation.
Ce proche de Moïse Katumbi reconnaît toutefois que certains points nécessitent des compromis. Il appelle le régime à faire preuve de souplesse, à écouter sincèrement les opposants et à rechercher un terrain d’entente, notamment sur la médiation, la décrispation du climat politique et l’inclusivité du dialogue.
Ces critiques interviennent après la prise de parole de Félix Tshisekedi, samedi 31 janvier, lors de l’échange de vœux avec les diplomates accrédités à Kinshasa. Le président avait alors insisté sur la nécessité de renforcer l’unité nationale, tout en précisant que le dialogue ne concernerait pas les auteurs de crimes et ne remettrait pas en cause les institutions issues du suffrage universel.

