Alors que les fêtes de fin d’année approchent, le Ministre des Droits humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a lancé un appel ferme aux employeurs congolais. Dans une communication faite samedi 22 novembre 2025, il a rappelé les obligations légales relatives aux droits fondamentaux des travailleurs, particulièrement en matière de rémunération à l’approche des festivités.
Le Ministre insiste : « À l’approche des festivités de Noël et du Nouvel An, chaque employeur doit prendre les dispositions nécessaires pour payer en temps utile les salaires et tous les avantages auxquels les travailleurs ont droit. » Un rappel essentiel, selon lui, pour garantir la dignité humaine et le respect des droits socio-économiques pendant cette période sensible.
S’appuyant sur le Code du travail congolais, notamment son article 7 h, Me Mbemba Kabuya a précisé que la rémunération ne se limite pas au salaire mensuel. Elle englobe également,
les commissions ;
l’indemnité de vie chère ;
les primes ;
la participation aux bénéfices ;
les gratifications ou mois complémentaires ;
les prestations supplémentaires ;
les avantages en nature ;
l’allocation de congé ou indemnité compensatoire ;
les paiements effectués en cas d’incapacité de travail ou en période de maternité.
Tous ces éléments, a-t-il rappelé, sont des droits auxquels le travailleur ne peut être privé, surtout en cette fin d’année.
En plus de cet appel à la responsabilité des employeurs, le Ministre a annoncé une initiative majeure pour renforcer la protection des travailleurs. Dès le mardi 06 janvier 2026, Me Samuel Mbemba Kabuya recevra personnellement, chaque mardi, les travailleurs victimes de violations de leurs droits fondamentaux.
Ce programme vise à instaurer un espace d’écoute et de médiation. Le Ministre s’engage à organiser des séances de résolution de conflits entre travailleurs et employeurs, notamment dans les cas de non-paiement des droits, de conditions de travail abusives ou de litiges liés à la rémunération.
Avec cette démarche, Me Mbemba Kabuya entend renforcer l’effectivité des droits humains dans le secteur professionnel et rappeler que la dignité du travailleur reste une priorité nationale.
Israël Mpoyi

