Les embouteillages interminables de Kinshasa font désormais l’objet d’un débat national. Lors de son discours annuel sur l’état de la nation, le mercredi, devant les deux chambres du parlement réunies en congrès, le Président Félix Tshisekedi a exprimé sa préoccupation face à ces bouchons qui paralysent la capitale congolaise.
Il a reconnu que ces embouteillages quotidiens compliquent les déplacements dans la ville de Kinshasa et augmentent le coût de la vie pour nos concitoyens. Pour y remédier, il a fait savoir qu’il avait instruit le gouvernement pour trouver des solutions idoines.
« J’ai instruit le Gouvernement de procéder à une évaluation approfondie des mesures existantes et de proposer, dans les jours à venir, des améliorations ou ajustements significatifs pour remédier à cette situation », a-t-il rassuré.
Peu avant la tenue de son discours, son opposant le plus radical, Martin Fayulu Madidi, a publié un message acerbe sur les embouteillages sur son compte X. M. Fayulu affirme avoir mis six heures pour relier l’aéroport international de N’djili à la Gombe, un trajet qui ne prendrait qu’une vingtaine de minutes dans des conditions normales.
« Rien ne va plus à Kinshasa: une capitale paralysée, impossible de circuler. On ne parle plus d’embouteillages, mais de véritables bouchons. Hier, il m’a fallu 6 heures pour relier l’aéroport de N’djili à la Gombe, soit deux heures de plus que le vol Addis-Abeba–Kinshasa. Peut-on imaginer une voiture coincée dans ce chaos avec un malade ou une femme enceinte en détresse ? Quelqu’un peut-il me dire si Paris ou Abidjan connaissent de tels bouchons, sans explication ? », a-t-il écrit.
AKAMUS

