Alors que le président de la République, Félix Tshisekedi, a récemment annoncé un prochain remaniement ministériel dans le cadre de la formation d’un gouvernement d’union nationale, certaines manœuvres politiques commencent à faire grincer des dents. Le président du parti Ensemble Changeons le Congo (ECCO), Adam Bombole, a réagi sur son compte X (anciennement Twitter) pour dénoncer l’attitude de certains membres du gouvernement en poste.
« Les ministres qui font campagne, à travers la presse écrite, audiovisuelle et les réseaux sociaux, n’ont aucun respect pour le Président de la République ! », a-t-il écrit, avant d’ajouter : « La désignation à la fonction ministérielle ne devrait pas nécessiter campagne, elle dépend de la discrétion du Président de la République. Que Dieu protège la République, guide le Président et nous garde. »
Ce message fait écho à une situation de plus en plus visible dans les médias : plusieurs ministres et figures soucieuses d’occuper des postes mèneraient des campagnes médiatiques afin d’attirer l’attention du Chef de l’État. Une stratégie que certains qualifient de campagne déguisée pour tenter de séduire le Chef de l’État, à l’heure où les équilibres politiques se redessinent.

Le prochain gouvernement, annoncé comme plus resserré et orienté vers l’efficacité, doit répondre à des attentes énormes : apaiser une crise socio-économique persistante, renforcer la sécurité à l’Est du pays, et impulser une véritable restauration de l’environnement national. La démarche de certains membres actuels du gouvernement, plus préoccupés par leur image que par les priorités nationales, semble aller à contre-courant de cette exigence.
Si Adam Bombole ne cite aucun nom, son message est perçu comme un avertissement à ceux qui tenteraient de politiser ou de marchandiser leur maintien au gouvernement. La nouvelle équipe gouvernementale, selon plusieurs sources, devra incarner une rupture avec les pratiques anciennes et se concentrer sur des résultats concrets.
L’heure n’est donc plus à la communication cosmétique, mais à l’action stratégique. Le peuple congolais attend des dirigeants intègres, compétents et soucieux du bien commun, loin des logiques de campagne individuelle au sein même de l’État.
Aubin Kandembi

