Le vice-ministre du Budget, Élysé Bokumwana, est monté au créneau pour accuser ouvertement l’ancien président Joseph Kabila d’être le véritable instigateur de la rébellion menée par l’AFC/M23. Selon ses déclarations, la récente apparition de Kabila à Goma aux côtés de figures proches du mouvement rebelle ne relèverait pas d’un simple hasard, mais plutôt d’un acte de soutien déguisé.
Pour Bokumwana, cette présence s’inscrirait dans un plan longuement mûri en complicité avec le président rwandais Paul Kagame. Il estime que cette manœuvre vise à accorder une forme de reconnaissance politique à un groupe considéré comme terroriste, avec pour finalité la division du territoire national.
Se disant profondément choqué, le vice-ministre accuse Kabila de renier l’héritage des pionniers de la République. Il voit dans cette posture la continuité d’un agenda inachevé pendant ses 18 années à la tête du pays, marquées, selon lui, par une gouvernance opaque.
Face à ces soupçons graves, Bokumwana préconise une démarche à la fois judiciaire et pédagogique. Il plaide pour la levée de l’immunité de l’ancien chef de l’État afin qu’un procès puisse être engagé pour faire la lumière sur son implication présumée. Il va plus loin en réclamant un test ADN pour établir, une bonne fois pour toutes, l’authenticité de sa filiation avec Mzee Laurent-Désiré Kabila, en s’appuyant sur la dépouille de ce dernier et des témoignages.
Si les conclusions venaient à prouver une usurpation d’identité, Bokumwana estime qu’il faudrait envisager le retrait de la nationalité congolaise à l’ancien président. Une mesure qu’il juge nécessaire pour défendre la vérité historique et protéger l’intégrité territoriale de la RDC face à ce qu’il qualifie de récidive terroriste.
RC
