La politique congolaise offre toujours des surprises. Ce qui se passe à l’Assemblée Nationale congolaise en est une. Qui pouvait imaginer Vital Kamerhe être plongé dans la tourmente, au point de demander pardon aux élus du peuple ?
Curieusement, malgré ses excuses et son appel au pardon, plusieurs députés restent sourds.
Le parallèle avec Constant Mutamba refait surface dans les mémoires collectives. Les pro Mutamba identifie la scène d’un Karma.
Constant Mutamba, ex-ministre de la Justice, avait reconnu ses erreurs devant la plénière.
Il avait présenté des excuses claires, espérant conserver son immunité.
Mais ses regrets n’avaient pas suffi.
L’Assemblée nationale avait voté contre lui, le livrant sans état d’âme.
L’opinion avait jugé ce sort dur et injuste.
*Kamerhe face au même piège*
Le scénario semble identique aujourd’hui avec le dossier de la pétition contre Kamerhe. L’homme fort du perchoir a choisi l’humilité pour convaincre ses détracteurs.
À l’ouverture de la session parlementaire de Septembre, essentiellement budgétaire, , il a rappelé sa loyauté envers la Nation.
Mutamba n’avait pas été sauvé par ses excuses.
Kamerhe, malgré sa stature politique, pourrait subir le même sort au regard des signatures récoltées, plus de 260.
Les partisans de Mutamba jubilent, parlant d’un vrai karma politique.
La roue tourne, et chaque acteur se rattrape par l’histoire.
Ce feuilleton interroge la maturité de la démocratie congolaise.
Le pardon, souvent invoqué, pèse peu face aux luttes d’influence.
Félix Tshisekedi garde la distance et évite toute ingérence.
L’Assemblée seule décidera de l’avenir du speaker contesté.
La question reste entière : le pardon de Kamerhe sera-t-il rejeté, comme celui de Mutamba hier.
Rédaction Réveil Congo

