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La fragilité de l’opposition, une stratégie de Félix Tshisekedi ou un hasard ?

La victoire de Félix Tshisekedi à la présidentielle de 2023 semble déjà scellée au regard de la fragmentation constatée dans le rang de l’opposition congolaise qui, pourtant, devait s’unir plus que jamais pour le faire partir. L’on se demande bien, si au milieu de ces opposants, les services secrets de Félix Tshisekedi n’auraient pas péchés quelques-uns.

En effet, après plusieurs reports de leur meeting à la place Sainte Thérèse de Ndjili, les quatre leaders de l’opposition, à savoir, Martin Fayulu, Delly Sessanga, Moïse Katumbi et Matata Ponyo, avaient convenu de le tenir le dimanche 25 Juin.
Contre toute attente, sur place, seul Martin Fayulu était présents, ses autres camarades étant empêchés.

Déroulement

Martin Fayulu a comme il en a courageusement l’habitude, insisté devant les partisans qu’il « y ait élection ou pas, Félix Tshisekedi doit partir ».

Dieudonné Bolengetenge, Secrétaire général d’Ensemble pour la République a fait savoir que : “le régime a échoué, aucune promesse réalisée. Ils ont volé la victoire du peuple, et ont même volé l’argent du peuple à travers RAM. Ils doivent partir, le Congo a près de 100 millions d’habitants. Il y a ceux qui peuvent bien travailler. Élections ou pas élection, Tshisekedi doit partir”.
De son côté, Franklin Tshiamala, Secrétaire général de LGD, a indiqué que : “nous n’avons pas prévu d’organiser ce meeting aujourd’hui. C’est parce que les dirigeants n’aiment pas la démocratie. Ils ont donné aux jeunes des billets gratuitement pour qu’ils partent au concert. Et même ceux qui étaient au concert, ont chanté : “yebela mandat esili”.

Il a déploré l’insécurité : “Ils ont créé une brigade d’insécurité pour nous faire du mal. Il faut mettre fin à l’insécurité, siège des institutions. Même la guerre à l’Est est une coopération. Nous connaissons ceux qui sont derrière Mobondo, M23, et même les Kulunas. Nous voulons la paix, qu’ils règlent leurs problèmes d’insécurité qu’ils ont créé”.

Nicolas Lenga, SG de l’Envol, déplore l’insécurité grandissante en RDC. Il lance un appel à la population à lutter contre l’insécurité.
“Non à la vie chère, à l’instabilité du franc congolais, au chômage des jeunes…”, a-t-il lancé.

Et d’ajouter : “Nous refusons la fraude électorale. Restez dans vos centres jusqu’à la publication des résultats bureau par bureau. Nous allons faire la tournée à travers la République pour dénoncer la fraude électorale, en vue de la refondation de la RDC”.

« Quid du Fichier électoral ? »

Le même dimanche, la Commission électorale nationale indépendante a convoqué l’électorat pour la députation nationale. Elle a reporté à une date ultérieure l’enrôlement et identification des électeurs à Kwamouth pour des raisons sécuritaires.

Denis KADIMA, son président a promis tout de même de rencontrer l’opposition dans les jours à venir dans le souci de baliser la voix pour intégration de tous dans cette compétition. Ces décisions sont annoncées dans un contexte où l’église catholique, partenaire importante dans tout processus électoral ne reconnaît pas que le fichier électoral actuel est « crédible ». Sans ambages, les prélats catholiques ont appelé les électeurs à « attendre dans des bureaux de vote jusqu’à l’affichage des résultats avant de partir ».

Toujours lors de ses allocutions le dimanche, Dénis Kadima a reconnu que les contraintes financières et sécuritaires persistent. Aux yeux des analystes, si à 5 mois de la convocation de la présidentielle, la CENI évoque ces deux problèmes, il y a à craindre du déroulement des élections de manière apaisée et rassurante. Chose qui pourrait éventuellement créer à nouveau des contestations et noircir l’horizon 2023 et début 2024.

Si Martin Fayulu s’était écarté de la course de toutes les élections, l’opinion s’interroge sur la stratégie qui leur permettra de faire partir le président actuel. L’autre aspect de la fragilité de cette opposition est dans le manque de prise de décision de manière commune. Si et seulement si les poursuites judiciaires contre Matata Ponyo aboutissaient on ne le voit pas dans la course à la présidentielle car son casier judiciaire serait souillé. Donc, visiblement, seuls Katumbi et Sessanga seraient les deux candidats qui competiraient avec le Chef de l’État

Rédaction

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