Un ouragan d’une extrême magnitude secoue le microcosme politique congolais, avec la montée de l’actualité concernant un possible allongement du mandat présidentiel et la révision de la constitution.
Les acteurs politiques de l’opposition ne soutiennent pas une telle initiative. Matata Ponyo Mapon, ancien Premier ministre, a fait part de son indignation face à cette situation. Selon lui, le monde entier s’accorde à dire qu’un mandat de plus de cinq ans est excessif.
Il a souligné que des pays comme la France et les États-Unis ont réduit la durée de leur mandat à cinq ou même quatre ans, tandis qu’en RDC, le parti de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) envisage de modifier la constitution pour prolonger le mandat de Félix Tshisekedi.
Matata Ponyo a déclaré : « C’est comme si nous vivions dans un monde à l’envers. » Cette déclaration soulève des inquiétudes quant à la stabilité démocratique et à la gouvernance en RDC, appelant à une réflexion sérieuse sur l’avenir politique du pays.
Mercredi, dans un discours devant la population de Kisangani, le président Félix Tshisekedi avait indiqué que la question du mandat présidentiel relèverait d’un référendum. Pour la première fois, le Chef de l’État congolais avait brisé l’omerta sur la problématique d’une révision ou d’un changement de la Constitution, avançant que l’actuelle loi fondamentale est en déphasage avec les réalités congolaises.
RC

