RDC : Jean-Jacques Mamba justifie son adhésion à l’Alliance Fleuve Congo par 4 RAISONS PRINCIPALES
Jean-Jacques Mamba, l’ancien Cadre du Mouvement pour la Libération du Congo (MLC), et l’ex Député National a annoncé, au cours d’un point de presse tenu à Bruxelles, le Lundi 26 Février 2024, quatre raisons expliquant son adhésion à l’Alliance Fleuve Congo (AFC) mouvement politico-militaire que dirige Corneille Nangaa.
Bien avant de dévoiler ses motivations, il a sérieusement critiqué la gestion de Félix Tshisekedi au pouvoir, depuis son premier mandat jusqu’à ce deuxième quinquennat qu’il a commencé le 20Janvier 2024.
Affirmant sa position, il a évoqué la première raison : « pacifier » le pays. « Je suis un cadre de l’AFC parce que j’ai adhéré avec conviction afin de pacifier ce pays ».
Le deuxième leitmotiv de ce nouveau partenaire de Corneille Nangaa (l’ancien président de la Commission Électorale Nationale Indépendante, CENI), c’est « pour qu’à l’Est qu’il n’y ait plus de viol ».
Dans sa troisième motivation, M. Mamba estime qu’en luttant aux côtés du M23 et de Nangaa, « les finances au Congo seront mieux gérées ».
Et, au final, la raison la plus cacique est « qu’avec lui (Félix Tshisekedi), la situation est pire qu’avec Kabila ».
« Il y a eu passation pacifique du pouvoir, il n’y a eu aucune balle tirée. Je pense que Tshisekedi a privilégié le Il faut signaler que JJ Mamba était candidat aux dernières élections législatives nationales à Kinshasa pour le compte du MLC. Lors du premier mandat de Félix Tshisekedi, il était parmi ceux qui ont contribué pour la fin de la coalition FCC-CACH nom de son père de telle sorte que les Congolais ont toléré qu’il soit président non pas parce que c’était lui mais parce qu’il s’appelait Tshisekedi. Son père pendant 30 ans a investi dans la constance, la lutte non violente malgré qu’ils savaient qu’ils ne l’avaient pas voté. Ils s’étaient dit qu’avec lui ça pourrait fonctionner et malheureusement c’est pire qu’avec Kabila », a-t-il avancé.
Ses dires laissent croire que l’Alliance Fleuve Congo pourrait s’élargir vers d’autres forces étrangères soucieuses du développement au Congo. « Si un chinois arrive dans l’AFC pour nous dire qu’il est prêt à nous aider pour que le Congo soit pacifié, pour qu’à l’Est qu’il n’y ait plus de viol, pour que les finances soient mieux gérées, pour que la liberté d’expression soit garantie, moi Jean-Jacques Mamba je vais l’accueillir ».
Pour rappel, l’Alliance Fleuve Congo a été officialisée le 15 décembre dernier à Nairobi au Kenya. Elle regroupe d’après Corneille Nangaa, des groupes armés de l’Est du pays dont le M23, des partis et regroupements politiques ainsi que des personnalités. D’après son acte constitutif, Nangaa dirige la branche politique, alors que Sultani Makenga est aux commandes de la branche militaire.
Il faut signaler que Jean-Jacques Mamba était candidat aux dernières élections législatives nationales à Kinshasa pour le compte du MLC. Lors du premier mandat de Félix Tshisekedi, il était parmi ceux qui ont contribué pour la fin de la coalition FCC-CACH.
En Février 2022, il a été séquestré par les militaires dans un dossier de parcelle qui le mettait aux prises avec le Général Isidore Kahumbu.
En son temps, Gecoco Mulumba avait alerté sur l’immixtion de ce Général dans les affaires foncières.
Finalement, au bout de 48 heures, l’ancien Porte-parole du MLC a été acquitté après que le Chef de l’Etat se soit intervenu dans ledit dossier.
Depuis lors, bien qu’ayant tenté sa chance de postuler à la députation nationale, il aurait, d’après les supputations des observateurs, gardé une dent contre le pouvoir de Tshisekedi.
Quelques temps après, il va démissionner au MLC de Jean -Pierre Bemba Gombo, l’actuel Vice-premier Ministre, Ministre de la défense. La question qui revient dans les lèvres des congolais, si jamais il a été élu Député National, serait-il un élu hypocrite qui allait comploter secrètement avec les mouvements rebelles ? Est-ce, pour autant, une façon de donner raison à Christophe Mboso, le speaker de l’Assemblée Nationale qui alertait sur une probable complicité entre les rebelles semant la pagaille dans l’Est de la RDC et certains élus du peuple qui tirent des ficelles de l’intérieur dans le but de fragiliser Félix Tshisekedi, et, de ce fait, inciter la population à le vomir ? La question est posée !
Aubin KANDEMBI

