Des sources proches du pouvoir laissent entendre que le président Félix Tshisekedi préparerait un remaniement d’envergure au sein du gouvernement dirigé par Judith Suminwa Tuluka. Ce changement, qui pourrait intervenir dans les prochains mois, ne serait pas un simple ajustement technique, mais un véritable réaménagement destiné à donner un nouveau souffle à l’action gouvernementale.
Des indiscrétions évoqueraient un remaniement profond, qualifié par certains d’« opération de nettoyage ». Le chef de l’État envisagerait, selon ces mêmes sources, de remplacer les ministres jugés faibles ou peu performants, afin de renforcer l’efficacité de son équipe avant les grands défis de 2025.
Le président s’attellerait d’abord à combler le vide laissé par Aimé Boji, ancien ministre du Budget, aujourd’hui député à l’Assemblée nationale, avant de procéder à une évaluation plus large de l’ensemble des portefeuilles. Plusieurs ministres seraient ainsi dans le viseur du chef de l’État, déterminé à ne conserver que les plus compétents.
Ce remaniement, selon certaines informations circulant dans les milieux politiques, pourrait intervenir dès le début de l’année prochaine.
Félix Tshisekedi attendrait de finaliser les discussions entamées avec l’AFC/M23 à Doha, ainsi que la conclusion d’un éventuel accord avec le Rwanda à Washington, sous la médiation de l’ancien président américain Donald Trump.
*Contexte*
Depuis l’investiture du gouvernement Suminwa II, plusieurs ministres peinent à donner le meilleur d’eux-mêmes. Parmi eux figurent certains permutés qui semblent, aux yeux du grand public, déconnectés des réalités et des défis majeurs qui secouent le pays et frappent impitoyablement les familles congolaises. Pourtant, le Chef de l’État et la Première ministre Judith Suminwa ont été clairs : l’efficacité de chaque membre du gouvernement reste une exigence non négociable.
Le président Félix Tshisekedi semble déterminé à en finir avec les faibles maillons de son équipe, ceux qui profitent des fonds des contribuables pour mener une vie luxueuse au détriment du peuple.
L’opinion se souvient que certains portefeuilles ministériels avaient été particulièrement dynamiques sous le précédent gouvernement. Mais depuis le remaniement ayant conduit au Suminwa II, plus rien ne semble fonctionner comme avant. Pour beaucoup, il subsiste tout de même une lueur d’espoir : celle de voir le Chef de l’État insuffler un vent nouveau dans la gouvernance du pays.
La Rédaction

