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Politique

Rentrée politique du mouvement Le Centre : Germain Kambinga appelle à la priorité absolue de la paix avant les élections en RDC

Le mouvement politique Le Centre a tenu, le samedi 24 janvier 2026, sa rentrée politique au cours d’une cérémonie marquée par un échange de vœux entre les cadres du parti, leurs familles et près de 250 enfants. À cette occasion, son président national, Germain Kambinga Katomba, a livré un discours structurant sur la position de son courant politique face aux défis majeurs que traverse la République démocratique du Congo, notamment la guerre persistante dans l’Est du pays.

Au cœur de son intervention, la question sensible du calendrier électoral et du maintien éventuel du Président Félix-Antoine Tshisekedi au pouvoir au-delà de 2028. Interrogé sur cette problématique, Germain Kambinga a été catégorique :
« On ne change pas le commandant de guerre en pleine bataille ».

Pour le leader du Centre, la priorité nationale doit rester la fin du conflit armé avant toute autre considération politique.
« Si nous avons gagné la guerre, nous irons triomphalement aux élections », a-t-il affirmé, rejetant toute idée d’organisation d’élections dans un contexte d’instabilité sécuritaire persistante.

Germain Kambinga a dénoncé ce qu’il considère comme une dangereuse fuite en avant de certains acteurs politiques, rappelant que plusieurs zones stratégiques du pays restent sous tension.
« Aujourd’hui, vous parlez d’élections sans Goma, sans Bukavu, avec Uvira en instabilité, avec Rutshuru en instabilité, avec Bunagana en instabilité (…) Est-ce que, sérieusement, ceux qui parlent de cette question-là ne savent-ils pas hiérarchiser les priorités ? », s’est-il interrogé.

Le président du mouvement Le Centre a clairement refusé de « cautionner la balkanisation de fait du Congo », estimant qu’organiser des élections sans le contrôle total du territoire national serait un aveu d’échec de l’État. Il a appelé, à l’inverse, à un soutien sans réserve au Chef de l’État et aux forces armées engagées sur les lignes de front.

Dans un ton résolument patriotique, Germain Kambinga a insisté sur le devoir de solidarité nationale :
« Il faut avant tout soutenir le commandant suprême et les troupes engagées au front ».
Pour lui, l’engagement politique doit avant tout servir l’intérêt supérieur de la nation et le bien-être des générations futures.
« Donc moi, je fais de la politique, c’est pour le sourire des enfants », a-t-il déclaré.

Il a également salué l’action diplomatique du Président Tshisekedi sur la scène internationale, estimant que ce dernier a réussi à exposer la responsabilité du Rwanda dans la crise sécuritaire à l’Est.
« Aujourd’hui, le Président de la République démocratique du Congo est l’acteur politique qui a réussi, en un temps record, à causer ce risque réputationnel majeur sur le Rwanda », a-t-il soutenu.

Concluant son propos, Germain Kambinga s’est montré ferme sur sa ligne politique :
« Gagnons d’abord la guerre. 2028 c’est très loin. (…) Donc pas d’élections sans Goma, sans Bukavu ».
Selon lui, toute autre option reviendrait à entériner la fragmentation du pays, une hypothèse qu’il rejette catégoriquement au nom de l’unité nationale et de la souveraineté de la RDC.

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