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Politique

Statut de sénateur à vie : Mike Mukebayi dit non sur l’idée de démettre Kabila, mais oui pour son interpellation !

Depuis sa cellule à la prison centrale de Makala, l’opposant Mike Mikebayi s’insurge contre la possible proposition de démettre l’ancien président de la République, Joseph Kabila Kabange, devenu sénateur à vie selon la Constitution. Il soutient, par contre, l’idée de l’interpeller à donner l’exemple comme ancien Chef de l’Etat. Il suggère également que le président honoraire démissionne de soi-même s’il n’est pas républicain.

« Polémique autour de Joseph Kabila sénateur à vie. Le démettre comme tout autre sénateur pour absentéisme ? Non. Mais l’interpeller à donner l’exemple comme ancien Chef de l’Etat quant au respect des institutions et textes légaux de la République. S’il n’est pas républicain, qu’il démissionne alors de lui-même », a appris la Rédaction de Réveil Congo sur le compte X du journaliste Yves Buya.

Membre du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, Mukebayi est incarcéré depuis le 23 mai à la prison centrale de Makala. L’arrestation de Mukebayi est survenue après qu’il ait soutenu la famille d’un enfant mineur victime des violences lors d’une manifestation de l’opposition le 20 mai dernier, dirigée par Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Matata Ponyo et Delly Sesanga. Ces manifestations ont été sévèrement réprimées par les forces de l’ordre, provoquant de nombreux dégâts et blessés.

Rappel

Actuellement en RD Congo, la question du statut de sénateur à vie défraie la chronique. Le Procureur Général près la cours des comptes, Salomon Tudieshe est l’un des hommes de droit qui milite pour la réglementation de ce statut.  Il déconseille que ce statut soit octroyé à tout président qui n’aurait pas accompli correctement son serment constitutionnel de protéger les citoyens congolais, non plus au président qui aurait pillé le pays, moins encore à celui qui aurait contribué aux massacres des congolais. « Non, je ne m’insurge pas contre le mandat de sénateur à vie, je crois savoir que c’est un mécanisme de prévention contre certaines attitudes des présidents sortants. J’ai posé la question de savoir si ce mandat-là doit être conféré automatiquement à tout chef d’État ou à tout président sortant : quel a été son mandat ? Prenons le cas d’un président qui aurait pillé le pays, un président qui aurait contribué aux massacres des congolais, un président qui n’aurait pas rempli son serment constitutionnel de défendre le territoire national qu’il a livré aux étrangers, est-ce que ce président-là mériterait qu’on lui attribue automatiquement le mandat de sénateur à vie ? Je pose des questions tout simplement, je ne m’insurge pas », a-t-il expliqué devant les journalistes de Reveil-congo.net.

Et de soutenir : « Les finances publiques prévoient qu’on ne paie que pour un service fait. Lui, il a un mandat qu’il n’exerce pas mais il est payé, est-ce que c’est correct ? Voilà un peu, ça viole un peu les principes de l’égalité des citoyens devant la loi, un principe qui est également constitutionnel ».

Au niveau de la chambre haute du parlement, lors d’une séance plénière qui a eu lieu le vendredi 28 juin 2024, les sénateurs ont eu à examiner toutes les questions techniques et politiques relatives au projet du règlement intérieur présenté par la Commission spéciale chargée de son élaboration.

Ce projet du nouveau Règlement intérieur contient plusieurs innovations, dont notamment celle des obligations du Sénateur à vie. Ladite commission a proposé qu’au-delà des avantages lui accordés, le sénateur à vie soit soumis à d’autres obligations, entre autres, sa participation aux travaux de toutes les Commissions du Sénat. « Toutefois, il a l’obligation de sauvegarder à tout instant l’honneur et la dignité de son statut, ainsi que l’image de marque du Sénat ; Il est tenu au respect de la Constitution et des lois de la République ; Il doit respect, courtoisie et solidarité aux autres sénateurs ; Il a la latitude de participer aux travaux de toutes les Commissions permanentes et sous-commissions ainsi que de tous les groupes provinciaux ; Il est soumis à toutes les incompatibilités prévues par l’article 108 de la Constitution. Toutefois, il peut exercer les fonctions rémunérées conférées par un organisme international dont la République démocratique du Congo est membre », lit-on dans ce rapport.

Aubin Kandembi

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