Une frappe aérienne nocturne a visé l’hôtel Mwalu à Fizi-Centre, dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 août 2026, l’attaque, survenue vers 01 h 00 du matin, a causé d’importants dégâts matériels au sein de cette infrastructure hébergeant des civils et fait au moins deux blessés graves.
Selon le sous-lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji, porte-parole du secteur opérationnel Sukola 2 Sud Sud-Kivu, l’opération a été menée au moyen de deux bombes larguées par des drones militaires de type TB2, l’armée congolaise affirme que ces appareils télécommandés ont été pilotés depuis le territoire rwandais et attribue directement l’assaut aux Forces de défense du Rwanda (RDF), le commandement militaire local condamne fermement ce qu’il qualifie d’agression ciblée contre des infrastructures non militaires.
Dans son communiqué, le secteur opérationnel souligne que ce bombardement constitue une violation flagrante du droit international humanitaire, tout en bafouant les engagements récents souscrits par les parties dans le cadre des accords de paix de Washington.
Face à la dégradation de la situation sécuritaire dans la région de Fizi et des Hauts-Plateaux de Minembwe, le commandant du secteur, le colonel Michel Apoko Bangala, a lancé un appel au calme à destination de la population locale.
Le haut responsable militaire a réaffirmé la détermination des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à assurer la protection des citoyens face aux menaces extérieures, il a également averti qu’une riposte appropriée allait être organisée pour répliquer à ces attaques répétées sur le sol congolais.
Cette escalade ravive les tensions dans une zone stratégique du Sud-Kivu déjà fragilisée par la présence de groupes armés et les rivalités régionales.
Banza Alain Tarcisse

