Le Collectif des journalistes d’investigation du Kasaï Central (CJI) a rendu public le rapport de l’enquête menée à Luiza sur l’exploitation des minerais.
D’après ces professionnels des médias du Kasaï Central, les richesses minières de la province seraient exploitées sans titres miniers valides et sans un contrôle suffisant de l’État.
Selon le rapport, « l’exploitation de l’or dans plusieurs zones s’effectue en dehors du contrôle normal de l’État, mais sur fond de trafic d’influence, de corruption, d’utilisation de documents irréguliers et de détournement potentiel des recettes minières ».
Le rapport cite notamment certaines entreprises étrangères faisant l’objet de plusieurs constats :
1. OXOR CAPITAL, une entreprise au centre de plusieurs constats relevés par les enquêteurs ;
2. SHASHEM, présentée dans le rapport comme pratiquant une exploitation aurifère sans documents légaux ;
3. RECOPANE/REKOPANE, pour laquelle des documents existent, mais dont la situation soulève encore plusieurs interrogations.
Outre ces entreprises, le rapport évoque également l’existence de plusieurs coopératives minières qui exploiteraient les ressources en violation de certaines dispositions légales en vigueur dans le secteur.
Toutefois, les journalistes membres du CJI indiquent que certaines entreprises se livreraient à l’exploitation de l’or uniquement sur la base de documents de prospection, tandis que certaines coopératives exerceraient leurs activités au détriment des communautés locales, notamment en contribuant à l’appauvrissement de celles-ci.
Face à ces constats, le CJI sollicite l’implication des autorités compétentes afin que des vérifications soient menées et que les éventuelles irrégularités constatées dans l’exploitation des ressources minières à Luiza soient examinées conformément à la législation en vigueur.
Stéphane Joël Kande

