Le comité d’alerte des cas de violences basées sur le genre (VBG) de Demba a exprimé sa profonde inquiétude après une agression physique infligée à une jeune femme mariée répondant au nom de Ngalula Tshisungu, née en 2005 et mère d’un enfant.
Selon les informations recueillies auprès des acteurs communautaires, la victime est originaire du secteur de Tshibungu, dans le groupement de Bakualule, précisément au village Kabibanza, situé à environ 39 kilomètres au sud du siège administratif du territoire de Demba.
D’après les mêmes sources, la jeune femme se rendait au marché dans un autre village en compagnie de sa mère lorsqu’elle aurait été interceptée en cours de route par quatre jeunes mal intentionnés. Ces derniers l’auraient enfermée dans une maison, agressée physiquement avant de l’abandonner publiquement dans un état jugé humiliant. Cet acte a provoqué une vive émotion au sein de la population locale ainsi qu’auprès des structures engagées dans la lutte contre les violences faites aux femmes.
Le comité d’alerte des VBG de Demba condamne fermement toute forme de violence exercée contre les femmes et appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes afin d’identifier les auteurs et de faire respecter la loi. Les membres du comité rappellent que les violences basées sur le genre demeurent un fléau qui menace la cohésion sociale et le bien-être des familles dans plusieurs communautés du Kasaï-Central.
Des voix s’élèvent également pour demander une prise en charge adéquate de la victime, notamment sur les plans médical, psychologique et juridique. Les organisations communautaires insistent sur la nécessité de renforcer la sensibilisation contre les violences faites aux femmes et les agressions physiques, particulièrement dans les milieux ruraux où plusieurs cas restent souvent non dénoncés.
Cette nouvelle affaire relance le débat sur la protection des femmes et des jeunes mères dans les villages du territoire de Demba, où les défenseurs des droits humains réclament davantage d’implication des autorités locales et coutumières pour prévenir de tels actes.
Par ailleurs, après l’ouverture des enquêtes, la Police nationale congolaise (PNC) aurait procédé à l’arrestation de quelques présumés auteurs placés dans un cachot local. Cependant, lors de la pluie qui s’est abattue dans la nuit du 16 au 17 mai, ces détenus se seraient évadés après avoir endommagé le cachot.
Selon certaines sources, cette situation serait liée aux mauvaises conditions de travail des éléments de la PNC sur le terrain, ainsi qu’au manque d’infrastructures adaptées dans plusieurs sous-commissariats de Demba.
Face à cette réalité, le comité d’alerte des VBG sollicite l’équipement des postes de la PNC dans les villages, l’amélioration des conditions de détention dans les cachots locaux ainsi que le renforcement des effectifs policiers dans le territoire de Demba.
André Patuakakenga Kanku

