La maire intérimaire de Lubumbashi, Joyce Tunda Kazadi, a promulgué un arrêté le 28 juin dernier imposant une amende de 100 000 à 200 000 francs congolais à tout motard contrevenant circulant dans le centre-ville de Lubumbashi.
Cette mesure récente renforce l’interdiction émise par les autorités urbaines, visant à empêcher les motocyclistes d’exercer leur métier sur les artères du centre-ville, afin de prévenir les embouteillages et les accidents de circulation imminents. Le document réglementaire délimite strictement les zones où ces transporteurs en commun sont autorisés à opérer.
Selon le communiqué officiel, les limites imposées sont les suivantes :
– Au nord : avenue Ruwe, sur toute sa longueur ;
– Au sud : de l’avenue des Écoles à l’intersection des avenues Sendwe (école Wema), Karavia, Femme Katangaise et du boulevard Katuba ;
– À l’est : du croisement du boulevard Félix et de l’avenue Savonnier (à l’entrée du tunnel) ;
– À l’ouest : à l’intersection de la chaussée Laurent Désiré Kabila et du boulevard Kamanyola (près du jardin zoologique).
Depuis son entrée en vigueur le 1er juillet, cette mesure a rendu les motos-taximen invisibles dans le centre-ville de Lubumbashi.
Cette mesure est saluée par plusieurs personnes mais contestée par les concernés, qui estiment qu’elle restreint leurs mouvements, sans raison.
La mesure émane de l’autorité urbaine. Elle est motivée par le souci de rendre fluide la circulation au centre-ville, où les motocyclistes sont accusés notamment d’incivisme sur la voie publique.
Ils stationnent n’importe où et ne respectent pas le code de la route. Ce qui serait à la base de nombreux cas d’accidents.
Tigana Kanku

