L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC/Katanga) est montée au créneau ce mardi 6 janvier 2026 pour dénoncer l’arrestation du caméraman Stéphane Shisso, employé à la radio-télévision Nyota de Lubumbashi.
Cette organisation des professionnels des médias dénonce une atteinte grave à la liberté de la presse dans la province du Haut-Katanga. Selon Mujing Yav, présidente intérimaire de l’UNPC Grand Katanga, Stéphane Shisso a été enlevé dans la soirée du lundi 29 décembre 2025 à Lubumbashi par des hommes en tenue civile, présumés rattachés à la Présidence de la République. Il aurait été détenu au camp militaire de Kimbembe avant d’être transféré à Kinshasa, « sans aucune assistance ».
L’UNPC rappelle que le rôle d’un caméraman est strictement professionnel et non violent. « La caméra n’est pas une arme », a martelé Mujing Yav, qui exige la libération immédiate et sans condition de Stéphane Shisso. Pour l’organisation, cet enlèvement constitue une menace directe à la liberté de la presse, un droit fondamental garanti par la Constitution congolaise.
Proche de l’opposant Moïse Katumbi, Stéphane Shisso aurait été ciblé sans qu’aucune justification officielle ne soit avancée. Son lieu exact de détention demeure inconnu, ce qui renforce l’inquiétude des médias et de la société civile quant à la sécurité des journalistes en République démocratique du Congo.
L’UNPC appelle les autorités congolaises à respecter les droits des professionnels de la presse et à garantir leur protection. Toute arrestation arbitraire de journalistes est considérée comme une atteinte grave à la démocratie et à la liberté de la presse en RDC.
Guelord Lubonzu

