Trois femmes enlevées par les rebelles de l’AFC/M23 à Bukombo, dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), demeurent toujours en captivité, plus d’un mois après les faits. Elles faisaient partie d’un groupe de 30 femmes kidnappées le 28 décembre 2025, accusées d’entretenir des liens avec les combattants Wazalendo.
Selon des sources locales, ces femmes seraient soupçonnées d’être les épouses de membres Wazalendo et de transmettre des informations sur les mouvements des rebelles. Après leur enlèvement, elles ont été conduites au camp de Rubona, une position contrôlée par l’AFC/M23.
Vingt-sept autres femmes ont depuis été libérées progressivement. Leurs téléphones, confisqués lors de l’enlèvement, leur ont été restitués. En revanche, aucune information officielle n’a été communiquée sur le sort des trois femmes toujours retenues, plongeant leurs familles dans une profonde inquiétude.
Des défenseurs des droits humains à Rutshuru dénoncent une véritable « chasse à l’homme » et exigent la libération immédiate des captives. De son côté, l’armée congolaise accuse les rebelles d’actes de torture lors de leur détention, des allégations qui renforcent les préoccupations autour de cette affaire.

