Face à la difficulté de financement de projets en cours d’exécution et non pris en compte dans la loi budgétaire en exercice, la population compte sur l’implication de ses élus pour la sollicitation des emprunts dans le budget rectificatif en cours de discussion.
A l’occasion, le regard est fixé sur la contribution et l’implication personnel du député national Marcel Tshipepele, membre de la commission ECOFIN pour le Kasaï Central, dit un acteur de la société civile local.
Sur base du communiqué publié et du contexte politique actuel, il est parfaitement légitime d’interpeller publiquement le député national ,Marcel Tshipepele concernant les crédits budgétaires qu’il a défendus ou obtenus pour le Kasaï Central dans la loi de finances rectificative 2025.
Ayant participé directement aux travaux d’examen et d’amendement de cette loi rectificative,
Il a donc eu l’opportunité de défendre les intérêts de sa circonscription (Kananga) et de sa province (Kasaï Central).
En qualité de représentant du peuple, il est pleinement redevable des arbitrages budgétaires auxquels il a contribué.
En conséquence, il est non seulement légitime mais nécessaire d’exiger publiquement que le député Marcel Tshipepele rende compte des crédits qu’il a soutenus ou obtenus pour les travaux au Kasaï Central dans le cadre de cette loi de finances rectificative 2025.
Il s’agit d’un droit démocratique fondamental des citoyens et des forces vives de la province, mais aussi d’une exigence normale de transparence et de redevabilité de tout élu engagé dans une telle fonction.
Sur le plan parlementaire, cette interpellation est parfaitement fondée et conforme aux principes de la démocratie représentative et au devoir de redevabilité des députés.
politiquement , cette démarche est d’autant plus légitime dans un contexte provincial où les attentes citoyennes en matière de développement et de rattrapage budgétaire sont particulièrement élevées.
Elle contribue à renforcer une culture de transparence et de responsabilité publique, au-delà des clivages partisans.
Chaque député est comptable de l’action budgétaire qu’il mène au nom de ses électeurs.
Le Kasaï Central a un besoin urgent de rattrapage en matière d’investissements publics.
« Demandant aujourd’hui à nos élus, dont le député Marcel Tshipepele, de préciser quels crédits ont – ils défendus et obtenus pour la province, nous contribuons à renforcer la culture démocratique et la bonne gouvernance locale » lâche un acteur de la société civile.
A lui d’ajouter » il ne s’agit ni d’une polémique, ni d’un règlement de compte personnel, mais bien d’une exigence normale de transparence et de respect envers les citoyens »
« Nous espérons que cette démarche incitera également d’autres députés du Kasaï Central à communiquer eux aussi de manière claire et responsable sur leur contribution concrète au budget de la province »conclut-il.
Rappelons que le ministre de Finances Doudou Fuamba avait,a travers ses réponses fournies à la question écrite du député national Marcel Tshipepele sur le financement de projets en province, sollicité l’implication des élus afin d’obtenir les emprunts dans le budget rectificatif pour régulariser la situation de financement de projets non pris en charge dans le budget de l’exercice 2025 notamment, le projet de 11 kilomètres de la route nationale numéro 1, tronçon Cathédrale notre Dame à l’aéroport de kananga.
Stéphane Joël Kande

