Le maintien de deux chefs de bureau des Mines dans le territoire de Shabunda continue d’alimenter la confusion au sein de l’administration minière. Cette situation, marquée par l’existence de deux bureaux fonctionnant parallèlement avec leurs propres cachets et documents administratifs, est vivement dénoncée par des acteurs de la société civile.
Me Joseph Mpeseni, défenseur des droits humains dans le territoire de Shabunda, accuse le gouvernement provincial du Sud-Kivu, basé à Uvira, de laisser perdurer une crise administrative qui perturbe les activités minières et plonge les exploitants dans une insécurité juridique.
Selon lui, les deux responsables se disputent la gestion du service des Mines, chacun délivrant des documents administratifs et contestant la validité des actes posés par l’autre.
« Cette cacophonie continue de se manifester par une organisation parallèle des bureaux. Chacun utilise son propre cachet et délivre ses propres documents. Aujourd’hui, l’un annule les documents de l’autre, tandis que son rival fait de même. Les exploitants miniers ne savent plus vers quelle autorité se tourner », a dénoncé Me Joseph Mpeseni.
Le défenseur des droits humains affirme que cette situation est à l’origine d’un profond désordre dans le secteur minier de Shabunda, où les opérateurs éprouvent d’énormes difficultés à accomplir leurs démarches administratives en raison de la coexistence de deux administrations parallèles.
Il rappelle également que les deux responsables concernés avaient été suspendus pour des faits présumés de détournement. Malgré cette décision, aucune solution durable n’aurait été trouvée, laissant place à une confusion qui continue de fragiliser la gouvernance du secteur.
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Me Joseph Mpeseni regrette le silence du gouvernement provincial face à cette crise, malgré les nombreuses alertes lancées par les acteurs locaux. Il appelle les autorités provinciales à prendre des mesures urgentes afin de rétablir une administration unique et mettre fin à une situation qui, selon lui, nuit au bon fonctionnement du secteur minier ainsi qu’à la population de Shabunda.
Il estime qu’une intervention rapide des autorités compétentes est indispensable pour restaurer l’ordre administratif, garantir la sécurité juridique des exploitants miniers et rétablir la confiance dans la gestion des services publics.
Isaka Kijana

