Les députés provinciaux du Sud-Kivu traversent une situation sociale de plus en plus préoccupante. Après au moins cinq mois sans percevoir leurs rémunérations, plusieurs élus provinciaux se retrouvent contraints de vivre à Bujumbura, au Burundi, dans des conditions qualifiées de très précaires par des sources proches de l’Assemblée provinciale.
Selon ces sources, l’absence prolongée de paiement des émoluments a plongé certains députés dans de sérieuses difficultés financières, les empêchant de subvenir à leurs besoins essentiels, notamment le logement, la prise en charge médicale et les charges familiales. Cette situation affecterait également le fonctionnement normal de l’institution provinciale.
Des observateurs estiment que cette crise salariale fragilise davantage les institutions provinciales, déjà éprouvées par l’insécurité persistante dans l’est de la République démocratique du Congo. L’éloignement forcé de plusieurs élus hors de la province complique la tenue régulière des travaux parlementaires et nuit au suivi des dossiers prioritaires du Sud-Kivu.
Certaines voix au sein de l’Assemblée provinciale dénoncent une indifférence des autorités compétentes, malgré de multiples démarches entreprises pour réclamer le paiement des arriérés. Elles redoutent que cette situation ne compromette la crédibilité, la stabilité et l’efficacité de l’organe délibérant.
Face à cette précarité grandissante, des députés provinciaux appellent le gouvernement central et les institutions concernées à débloquer urgemment les fonds nécessaires au paiement des salaires accumulés. Ils estiment que le respect des droits sociaux des élus est indispensable au bon fonctionnement de la démocratie provinciale.
Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été faite pour expliquer les raisons de ces retards de paiement ni pour annoncer un calendrier de régularisation.
Isaka Kijana

