Le porte-parole de l’intersyndicale des enseignants du Sud-Kivu, Jacques Chirimwami, a réaffirmé la détermination du corps enseignant à poursuivre la mobilisation jusqu’à ce que tous les enseignants du pays soient effectivement payés.
« La lutte libère, la lutte libère ! », a-t-il scandé, avant de saluer l’adhésion des enseignants de plusieurs provinces de la République démocratique du Congo à la pétition lancée contre le président du Comité de suivi des enseignants.
Selon Jacques Chirimwami, une réunion s’est tenue récemment au ministère des Finances, où il a été ordonné à la Caritas, organisme chargé du paiement des salaires d’une partie des enseignants, de procéder au déblocage des fonds. Cependant, les salaires n’ont pas encore été versés à ce jour.
« Pour les enseignants payés par la Caritas, nous attendons que les salaires des provinces soient libérés afin qu’ils puissent percevoir leur argent », a expliqué M. Chirimwami, avant d’ajouter :
« Je ne dirai que j’ai gagné la lutte que lorsque l’enseignant de Shabunda, de Mwenga, de Kalehe et de Fizi aura reçu son salaire dans sa poche. Faute de quoi, je continuerai à me battre. »
L’intersyndicale affirme que le directeur général de la Caritas a déjà transmis les listings des mois de septembre et octobre à la direction provinciale de Bukavu, qui n’attendrait plus que le transfert des fonds pour exécuter la paie.
Dans un ton combatif, Jacques Chirimwami a lancé un appel à la solidarité et à la persévérance de tous les enseignants du pays :
« C’est un combat contre un géant, un combat entre la moustique et l’éléphant. Mais nous croyons que la moustique finira par gagner. »
Les enseignants des territoires de Kalehe, Shabunda, Mwenga et Fizi figurent parmi les plus touchés par ces retards de paiement. Nombre d’entre eux n’ont toujours pas perçu leurs salaires depuis plusieurs mois, accentuant leur précarité et provoquant un mécontentement croissant dans le secteur de l’éducation.
L’intersyndicale promet de maintenir la pression sur les autorités financières et appelle à la vigilance jusqu’à la libération effective des fonds destinés à la paie.
Isaka Kijana

