Aumônier des jeunes à la Paroisse Notre Dame de Sagesse (Nodasa) de l’Université de Kinshasa , Abbé Déo Luzolo, a, au cours de son homélie à la messe du 12ème dimanche du temps ordinaire de l’année liturgique B, exhorté les chrétiens à résister face aux épreuves de la vie. Il les invite à voir « notre « vie comme une traversée, un pèlerinage vers l’autre rive. Cette métaphore est puissante : « elle nous rappelle que notre existence est pleine de défis, mais que nous ne devons pas laisser la peur nous paralyser ».
Il souligne que, tout comme Job, nous devons faire preuve de résilience face aux épreuves. Dieu a permis que Job soit éprouvé mais n’a jamais permis que son esprit soit anéanti. De même, Dieu voit nos souffrances, mais il connaît également la solution qui se profile à l’horizon.
« Encore un peu plus d’efforts job a tenu bon, il a résisté. Il était à tous points de vue résilient. Dieu a permis que Satan touche à la santé de Job, mais pas à son souffle. Parfois Dieu permet que tu souffres, tu échoués mais ton intelligence ne sera pas touchée. Malgré la souffrance, continues de résister. Ton problème est dans un intervalle que Dieu voit très bien et il sait que dans si peu de temps tu auras ta solution », a-t-il exhorté.
L’Abbé Déo Luzolo encourage à maintenir la communication avec « nos » proches et avec Dieu, même quand la vie devient difficile. Il nous rappelle que Jésus, le « lion de la tribu de Judas est avec nous et maîtrise toutes les situations ».
Il note aussi une vérité subtile mais essentielle : la présence de Jésus dans notre vie peut parfois déranger ceux qui choisissent des chemins moins vertueux. « La barque de Jésus était tourmentée, non pas par hasard, mais parce que sa présence dérangeait l’ordre établi des choses. Cela nous enseigne que suivre Jésus n’est pas une garantie contre les difficultés, mais c’est une assurance de sa présence fidèle et de sa puissance en notre faveur », a-t-il indiqué.
L’Abbé Déo Luzolo conclut en rappelant qu’« avoir Jésus ce n’est pas recevoir le vaccin contre la souffrance ». « La foi en Jésus n’élimine pas les tempêtes de la vie, mais elle nous donne la force de les traverser », révèle-t-il.
Et de poursuivre : « C’était le soir quand Jésus a dit à ses disciples : passons de l’autre côté. Il y a eu plusieurs barques mais Jésus Christ était à l’intérieur d’une seule barque. Curieusement, seule la barque de Jésus était tourmentée. Comme pour dire que ta présence dérange parfois les Gens, là où ils sont en train de tricher, de faire le mal. La foi en Jésus n’élimine pas les tempêtes de la vie, mais elle nous donne la force de les traverser. Les disciples pensaient déjà à un échec comme vous et moi. Mais je te dis si tu as Jésus-Christ, tu auras une solution.
Contexte
La Liturgie de la Parole
Les lectures de ce dimanche convergent vers un même message : la confiance en Dieu au milieu des tempêtes.
Première Lecture : Job 38, 1.8-11
Dieu s’adresse à Job depuis la tempête, affirmant sa maîtrise sur les éléments naturels. Dieu rappelle à Job et à nous tous que, même dans le chaos, il impose des limites aux forces qui semblent incontrôlables. « Ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots ! » Ces paroles illustrent la souveraineté de Dieu sur tout ce qui nous paraît tumultueux.
Psaume 106 (107)
Le psaume loue Dieu pour sa bonté et sa capacité à calmer les tempêtes. « Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur, et lui les a tirés de la détresse. » Ces versets nous rappellent que, même lorsque nous sommes submergés par les vagues de l’adversité, Dieu est capable de nous ramener à un port de paix et de sécurité.
Deuxième Lecture : 2 Corinthiens 5, 14-17
Paul parle de la transformation radicale que subit celui qui est en Christ. « Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né. » Cela signifie que notre perspective doit changer, que nous devons voir au-delà des circonstances immédiates et comprendre que, en Christ, nous sommes déjà des créatures nouvelles.
Évangile : Marc 4, 35-41
Dans l’Évangile, Jésus calme la tempête et interroge ses disciples sur leur foi. « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Les disciples sont étonnés de la puissance de Jésus, « pour que même le vent et la mer lui obéissent. » Cet épisode montre que la présence de Jésus dans nos vies est une source de paix et de stabilité, même face aux éléments les plus redoutables.
Aubin Kandembi

