Image default
Santé

Comprendre une hernie discale : définition, causes, symptômes, traitements, sortes et précautions !

La rédaction de Réveil Congo propose à ses lecteurs des informations sur la hernie discale, dans le but de sensibiliser chacun à l’importance de prendre des mesures préventives.

Définition

La hernie discale est une condition qui survient lorsque le noyau gélatineux situé au centre d’un disque intervertébral (le disque qui agit comme un coussin entre les vertèbres de la colonne vertébrale) se déplace ou fait saillie à travers une fissure dans l’anneau fibreux externe du disque. Cela peut exercer une pression sur les nerfs environnants ou la moelle épinière, entraînant des douleurs, une faiblesse, ou des engourdissements dans les parties du corps desservies par les nerfs affectés.

Causes

Les principales causes de la hernie discale incluent :

  • Dégénérescence discale : Avec l’âge, les disques intervertébraux perdent de leur flexibilité, de leur élasticité et de leur contenu en eau, ce qui les rend plus susceptibles de se déchirer ou de se fissurer.
  •  Mouvements brusques ou mauvais gestes : Soulever des objets lourds avec une mauvaise posture,des torsions soudaines ou des efforts excessifs peuvent provoquer une hernie discale.
  • Traumatismes : Un accident, une chute ou un coup direct sur le dos peut provoquer la rupture ou la fissure d’un disque.
  • Facteurs génétiques : Certaines personnes peuvent être prédisposées à des problèmes de disque en raison de facteurs héréditaires.
  • Obésité : Le surpoids exerce une pression supplémentaire sur les disques de la colonne vertébrale, augmentant le risque de hernie discale.

Symptômes

Les symptômes de la hernie discale varient selon la région et le niveau qui est atteint. Par contre, certains signes reviennent souvent :

  • Douleur :  La douleur secondaire à une hernie discale lombaire aura pour origine le bas du dos et pourra irradier dans une jambe. Quant à l’ hernie discale cervicale, la douleur aura pour origine le cou et pourra irradier dans un bras.                                                                                                                                                       Une douleur descendant en bas du genou ou en bas du coude est un signe qui porte à croire en la présence d’une hernie discale (c’est un signe de compression d’une racine nerveuse).                                                                                                                                                                    Les symptômes douloureux peuvent être augmentés par le fait de tousser, de rire, d’éternuer ou d’aller à la selle.  Il est à noter que certaines hernies discales peuvent passer totalement inaperçues puisqu’elles ne causent aucune douleur.
  • Faiblesse : Un disque intervertébral qui comprime une racine nerveuse peut entrainer une faiblesse aux muscles qui sont innervés par le nerf en question. L’intensité de la compression définira la gravité des symptômes, allant d’une simple hypotonie à une paralysie temporaire du muscle (parésie).
  • Engourdissements : Un disque intervertébral qui comprime une racine nerveuse peut également entrainer des engourdissements aux régions cutanées qui sont innervées par le nerf atteint. L’intensité de la compression définira la gravité des symptômes, allant de simples paresthésies (picotements, fourmillements, piqûres, brûlures) à une anesthésie complète (perte de toute sensibilité).

Nerf sciatique : L’ hernie discale est la cause la plus fréquente de douleurs au nerf sciatique.

Traitements

Les traitements pour une hernie discale varient en fonction de la gravité des symptômes et de la localisation de la hernie. Ils peuvent inclure :

  • Traitements conservateurs :
  • Repos : Éviter les activités qui aggravent les symptômes.
  • Médicament : Anti-inflammatoires, analgésiques ou relaxants musculaires pour soulager la douleur.
  • Physiothérapie : Exercices pour renforcer les muscles du dos, améliorer la posture et réduire la pression sur le disque affecté.
  • Injections de corticostéroïdes : Pour réduire l’inflammation autour des nerfs affectés
  • Chirurgie : Si les traitements conservateurs échouent ou si la hernie provoque une compression nerveuse sévère, une intervention chirurgicale peut être nécessaire. Les options incluent la discectomie (retrait partiel ou complet du disque affecté) ou la microdiscectomie (utilisation d’une technique mini-invasive pour retirer la partie saillante du disque).

Mesures de précaution

Pour prévenir la survenue d’une hernie discale ou pour éviter qu’une condition existante ne s’aggrave, les mesures suivantes peuvent être prises :

  • Adopter un mode de vie sain : Tel que décrit plus haut, l’obésité, la dégénérescence ainsi que le tabagisme peuvent contribuer à l’apparition d’une hernie discale. Adopter de bonnes habitudes de vie réduira donc considérablement le risque d’en souffrir. La clé réside alors dans le fait de bien manger, de ne pas fumer et de rester actif. Il va sans dire que cela n’élimine pas complètement le risque de souffrir d’une hernie discale, mais ça en limitera grandement le risque.
  • Avoir de bonnes habitudes posturales – Une hernie discale résulte fréquemment d’un faux mouvement unique ou de mauvaises positions répétées de façon quotidienne. Il faut donc s’assurer d’adopter de bonnes postures dans la majorité des moments de la journée. Vous diminuerez alors grandement le risque de souffrir d’une hernie discale. Si vous faites un travail de bureau, assurez-vous de rester assis bien droit et de vous lever fréquemment durant la journée. Évitez de tourner les épaules vers l’intérieur et d’approcher votre tête trop proche de l’écran. Si vous avez à soulever des charges, n’oubliez pas de plier les genoux et de garder le dos bien droit. Cela limitera la tension sur vos ligaments et vos disques intervertébraux.
  • Maintenir une bonne posture : Que ce soit en position assise, debout ou en soulevant des objets, une posture correcte aide à réduire la pression sur la colonne vertébrale
  • Pratiquer une activité physique régulière : Renforcer les muscles du dos et de l’abdomen pour soutenir la colonne vertébrale
  • Soulever des objets correctement : Utiliser les muscles des jambes plutôt que ceux du dos pour soulever des charges lourdes, en gardant le dos droit et en pliant les genoux
  • Maintenir un poids santé : Pour réduire la pression sur la colonne vertébrale
  • Éviter les mouvements brusques : Réduire le risque de blessure en évitant les torsions soudaines du dos.

Type de hernie discale ( Selon Amélie Léglise , Chirurgien du dos à Bordeaux)

On distingue deux types de hernie discale : Hernie discale cervicale et Hernie discale lombaire

1. Hernie discale cervicale : Qu’est ce que c’est ?

La colonne vertébrale est faite d’un empilement de vertèbre. Entre les vertèbres se trouve le disque intervertébral. On peut le comparer à un « pneu » de voiture qui sert à amortir les contraintes mécaniques. Il est composé de deux parties : un noyau central, le nucleus et un anneau périphérique, l’annulus.

Lorsque les contraintes mécaniques sont intenses, l’annulus se déchire, ce qui permet au noyau de s’échapper. Cela forme alors la hernie discale. Ce phénomène peut se produire suite à un traumatisme violent mais aussi après un effort minime.

En effet, le disque peut déjà être le siège d’une discopathie, c’est-à-dire que le « pneu de voiture » est déjà dégonflé, ce qui favorise la survenue d’une hernie discale.

Il existe plusieurs façon de caractériser une hernie :

Elle peut être exclue, c’est-à-dire que la hernie est passé au travers du ligament vertébral commun postérieur. Ce ligament est comme un rideau tendu derrière les vertèbres. Il retient normalement la hernie, mais parfois il se perce et la hernie passe à travers ce ligament. On parle alors de hernie exclue. A l’inverse, si la hernie est bien contenue sous la ligament, on parle de hernie sous ligamentaire.

  • Sa position : elle peut être médiane, c’est à dire au milieu; elle peut aussi être postéro-latérale, c’est-à-dire un peu plus latéralisée d’un coté. Ce dernier cas est le plus fréquent. Enfin il existe des hernies foraminales, voir extra foraminales. Le foramen est la petite zone par lequel sort le nerf sur le coté d’une vertèbre. Les hernies extra foraminales sont très rares.
  • Le niveau : on localise la hernie entre deux vertèbres. par exemple, on parle de hernie discale C5C6, cela signifie que le hernie se situe entre la 5ième vertèbre cervicale et la 6ième vertèbre cervicale.

Il arrive aussi que l’on parle de protrusion discale plutôt que de hernie discale. On utilise ce terme quand il s’agit d’un débordement de tout le disque, c’est un peu comme si vous marchiez sur une bouée dégonflée et que celle-ci s’affaisse. La hernie, elle , correspond plutôt à une petite boule localisée.

Une hernie cervicale appuie sur un nerf et/ou sur la moelle épinière. Une hernie discale cervicale est donc responsable de douleurs radiculaires, c’est-à-dire de douleurs sur le trajet d’un nerf. Une douleur radiculaire se situe dans l’épaule, le bras, l’avant bras et la main. Chaque nerf a un territoire bien précis dans le corps. Cette douleur est appelée névralgie cervico brachiale. Le but de la consultation avec le chirurgien est déjà de déterminer une concordance entre l’examen clinique du patient (localisation de la douleur) et l’imagerie qui montre la hernie. En effet, il se peut que la hernie soit asymptomatique : ce n’est pas parce qu’il y a une hernie retrouvée à l’imagerie que celle-ci est forcément symptomatique.

Une hernie discale cervicale peut aussi comprimer la moelle épinière. Les symptômes de compression médullaire sont variés et constituent un signe de gravité. La compression de la moelle épinière constitue une pathologie à part entière, appelée myélopathie. Vous pouvez vous référer à l’article correspondant.

L’examen clinique du patient a aussi pour objectif de déterminer les critères de gravité ou d’urgence pouvant conduire à une chirurgie rapide.

Enfin, contrairement aux idées reçues, une hernie discale ne donne pas juste mal au cou. Ce qui donne mal au cou , c’est plutôt les pathologies souvent associées, à savoir l’arthrose ou la discopathie. Les cervicalgies, douleurs du cou, sont souvent associées.

Lorsque le diagnostic de hernie discal cervicale est posé grâce à l’examen clinique du patient, qui retrouve une névralgie cervico-brachiale; il est nécessaire de réaliser une imagerie si la douleur ne cède pas avec un traitement médical bien conduit. L’imagerie la plus précise est l’IRM. Celle-ci n’est pas toujours évidente à obtenir, et dans ce cas, un scanner peut tout de même aider au diagnostic.

Quel traitement pour la hernie discale cervicale ?

En l’absence de critères d’urgences (paralysie du membre supérieur, signes de myélopathie, douleur insoutenable), le premier traitement est médical. Il consiste à prescrire des traitements contre la douleur associés si besoin à une infiltration. En effet, une hernie discale peut disparaitre toute seule dans quelques cas.

La chirurgie est recommandée en cas d’échec du traitement médical bien conduit, après 6 semaines d’évolution. Si la douleur n’est pas soulagée ou insuffisamment soulagée par les médicaments, il est nécessaire de rencontrer un chirurgien pour évaluer la situation. Pour ce rendez-vous, il faut avoir bénéficié d’une imagerie de votre dos: IRM au mieux, scanner à défaut. Le chirurgien cherchera d’abord une concordance entre vos douleurs et l’imagerie, ensuite il évaluera la gêne fonctionnelle et le traitement déjà reçu. Il vous proposera la chirurgie si celle-ci est nécessaire. La chirurgie n’est jamais obligatoire, il faut toujours raisonner selon une balance bénéfices/risques.

La chirurgie trouve aussi sa place en cas de critères d’urgence

  • paralysie du membre supérieur de moins de 48h
  • signe de compression médullaire
  • douleur insoutenable nécessitant de la morphine à fortes doses

La chirurgie de la hernie discale cervicale consiste à réaliser une arthrodèse cervicale. Arthrodèse veut dire fusionner une articulation. L’arthrodèse cervicale signifie fusionner deux vertèbres cervicales. Cette chirurgie consiste à enlever entièrement le disque intervertèbral et la hernie et à mettre une petite cale entre les vertèbres. Cette petite cale remplace le disque intervertébral et permet la fusion des deux corps vertébraux. Elle est remplie d’os synthétique. On peut associer selon le cas une ostéosynthèse complémentaire, c’est à dire une fixation complémentaire avec une plaque. Cette chirurgie est réalisée en passant par l’avant du coup, avec une petite incision verticale ou horizontale.

2. Hernie discale Lombaire : Qu’est ce que c’est ?

La colonne vertébrale est faite d’un empilement de vertèbre. Entre les vertèbres se trouve le disque intervertébral. On peut le comparer à un « pneu » de voiture qui sert à amortir les contraintes mécaniques. Il est composé de deux parties : un noyau central, le nucleus et un anneau périphérique, l’annulus. Lorsque les contraintes mécaniques sont intenses, l’annulus se déchire, ce qui permet au noyau de s’échapper. Cela forme alors la hernie discale. Ce phénomène peut se produire suite à un traumatisme violent mais aussi après un effort minime. En effet, le disque peut déjà être le siège d’une discopathie, c’est-à-dire que le « pneu de voiture » est déjà dégonflé, ce qui favorise la survenue d’une hernie discale.

Il existe plusieurs façons de caractériser une hernie :

  • elle peut être exclue, c’est-à-dire que la hernie est passé au travers du ligament vertébral commun postérieur. Ce ligament est comme un rideau tendu derrière les vertèbres. Il retient normalement la hernie, mais parfois il se perce et la hernie passe à travers ce ligament. On parle alors de hernie exclue. A l’inverse, si la hernie est bien contenue sous la ligament, on parle de hernie sous ligamentaire.
  • sa position : elle peut être médiane, c’est à dire au milieu; elle peut aussi être postéro-latérale, c’est-à-dire un peu plus latéralisée d’un coté. Ce dernier cas est le plus fréquent. Enfin il existe des hernies foraminales, voir extra foraminales. Le foramen est la petite zone par lequel sort le nerf sur le coté d’une vertèbre. Les hernies extra foraminales sont très rares.
  • le niveau : on localise la hernie entre deux vertèbres. par exemple, on parle de hernie discale C5C6, cela signifie que le hernie se situe entre la 5ième vertèbre cervicale et la 6ième vertèbre cervicale.

Il arrive aussi que l’on parle de protrusion discale plutôt que de hernie discale. On utilise ce terme quand il s’agit d’un débordement de tout le disque, c’est un peu comme si vous marchiez sur une bouée dégonflée et que celle-ci s’affaisse. La hernie, elle , correspond plutôt à une petite boule localisée.

Une hernie discale lombaire est responsable de douleurs radiculaires, c’est-à-dire de douleurs sur le trajet d’un nerf. Une douleur radiculaire se situe dans la fesse, la cuisse, le mollet, le pied. Selon la localisation de la douleur, on parle de cruralgie ou de sciatique. La cruralgie est une douleur plutôt située dans la fesse, dans le pli de l’aine, sur la face antérieure de la cuisse et du tibia ; une sciatique correspond à une douleur localisée dans la fesse, à la face postérieure de la cuisse et de la jambe et au pied. Chaque nerf a un territoire bien précis dans le corps. Le but de la consultation avec le chirurgien est déjà de déterminer une concordance entre l’examen clinique du patient (localisation de la douleur) et l’imagerie qui montre la hernie. En effet, il se peut que la hernie soit asymptomatique : ce n’est pas parce qu’il y a une hernie retrouvée à l’imagerie que celle-ci est forcément symptomatique. L’examen clinique du patient a aussi pour objectif de déterminer les critères de gravité ou d’urgence pouvant conduire à une chirurgie rapide.

Enfin, contrairement aux idées reçues, une hernie discale ne donne pas juste mal au dos. Ce qui donne mal au dos, c’est plutôt les pathologies souvent associées, à savoir l’arthrose ou la discopathie.

Lorsque le diagnostic de hernie discal lombaire est posé grâce à l’examen clinique du patient qui retrouve une sciatique ou une cruralgie ; il est nécessaire de réaliser une imagerie si la douleur ne cède pas avec un traitement médical bien conduit. L’imagerie la plus précise est l’IRM. Celle-ci n’est pas toujours évidente à obtenir, et dans ce cas, un scanner peut tout de même aider au diagnostic.

Quel est le traitement pour une hernie discale lombaire ?

En l’absence de critères d’urgences (paralysie du membre inférieur, troubles des sphincters, douleur insoutenable), le premier traitement est médical.

Il consiste à prescrire des traitements contre la douleur associés si besoin à une infiltration. En effet, une hernie discale peut disparaitre toute seule dans quelques cas.

La chirurgie est recommandée en cas d’échec du traitement médical bien conduit, après 6 semaines d’évolution. Si la douleur n’est pas soulagée ou insuffisamment soulagée par les médicaments, il est nécessaire de rencontrer un chirurgien pour évaluer la situation. Pour ce rendez-vous, il faut avoir bénéficié d’une imagerie de votre dos: IRM au mieux, scanner à défaut.

Le chirurgien cherchera d’abord une concordance entre vos douleurs et l’imagerie, ensuite il évaluera la gêne fonctionnelle et le traitement déjà reçu. Il vous proposera la chirurgie si celle-ci est nécessaire. La chirurgie n’est jamais obligatoire, il faut toujours raisonner selon une balance bénéfices/risques.

La chirurgie trouve aussi sa place en cas de critères d’urgence :

Paralysie du membre inférieur de moins de 48h troubles des sphincters : appelé syndrome de la queue de cheval douleur insoutenable nécessitant de la morphine à fortes doses. Il existe plusieurs techniques chirurgicales pour opérer une hernie discale. Elles ne sont pas toutes équivalentes en terme de suite post opératoire et de récupération. La chirurgie de la hernie discale lombaire sous endoscopie permet notamment de s’affranchir de l’immobilisation post opératoire et de préserver les muscles. Il est essentiel que la chirurgie n’abime pas les muscles, car ce sont les muscles qui protègent le dos des contraintes mécaniques et par conséquent qui diminuent les contraintes sur les disques. La chirurgie sous endoscopie de la hernie discale lombaire, permet une reprise quasi immédiate des activités personnelles et professionnelles, ainsi que du sport car elle préserve les muscles.

UTILISER CE LIEN POUR REJOINDRE NOTRE CHAINE WHATSAPP

Articles similaires

RDC : Mobilisation Générale Contre Ebola, Mpox et Choléra pour Protéger les Communautés

GLMLuban

Épidémies en RDC : le gouvernement et ses partenaires renforcent la riposte

Rédaction

Ministère de la santé : l’enquête STEPWISE alerte sur la montée silencieuse des maladies non transmissibles en RDC

GLMLuban

RDC : Bilan positif pour le programme de gratuité de la maternité et des soins du nouveau-né

Rédaction

Santé publique : l’État reprend le contrôle du CHU du Cinquantenaire et relance un hôpital stratégique à Kinshasa

GLMLuban

Mpox : pays le plus touché avec plus de 900 décès, la RDC débute la campagne de vaccination dans les zones les plus touchées

Rédaction