Image default
Santé

Mpox : pays le plus touché avec plus de 900 décès, la RDC débute la campagne de vaccination dans les zones les plus touchées

La République Démocratique du Congo s’apprête à débuter une campagne de vaccination contre l’épidémie de monkeypox (Mpox) le samedi 5 octobre 2024, dans les provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu.

C’est ce qu’a annoncé le ministre de la Santé publique, de l’Hygiène et de la Prévoyance, Dr Samuel Roger Kamba, lors d’un point de presse tenu le vendredi 4 octobre à Kinshasa.

Selon le ministre, la décision de commencer cette campagne dans l’Est du pays, particulièrement dans les provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu, s’explique par la forte prévalence de l’épidémie dans ces régions.

« La situation est alarmante. La RDC est aujourd’hui le pays le plus touché au monde par l’épidémie de Mpox, avec plus de 30 000 cas signalés, dont 988 décès. Nous distinguons deux types de virus circulant dans notre pays : le type A et le type B. Le type B se propage rapidement et affecte surtout les enfants de moins de 15 ans. Face à cette menace, il est impératif de respecter les règles d’hygiène, comme se laver régulièrement les mains et éviter tout contact avec des personnes contaminées », a déclaré Dr Samuel Roger Kamba.

La vaccination, une solution incontournable

Outre les mesures d’hygiène, la vaccination est présentée comme le moyen le plus efficace pour enrayer la propagation du virus. Le ministre a expliqué que la République Démocratique du Congo a déjà reçu des doses de vaccin fournies par l’Union Européenne, et que cinq millions de doses supplémentaires, promises par le Japon, sont attendues.

« Nous lançons cette campagne de vaccination avec les doses que nous avons actuellement, en nous concentrant d’abord sur les zones les plus touchées, à savoir le Sud-Kivu et le Nord-Kivu. La campagne débutera à Goma et à Bukavu. Notre stratégie consiste à vacciner en priorité les personnes malades, suivies des prestataires de soins et des adultes, car ces derniers transmettent souvent le virus aux enfants. Les adultes recevront deux doses du vaccin », a détaillé le ministre.

Halte à la désinformation

Face aux rumeurs et aux campagnes de désinformation entourant la vaccination, notamment en Afrique, le ministre Roger Kamba a exhorté la presse à se mobiliser. Il a dénoncé les accusations infondées portées contre l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et ses partenaires.

« J’appelle les journalistes à relayer des informations fiables pour contrecarrer cette campagne d’intoxication. Le vaccin n’est pas nouveau. Il a été développé par les États-Unis et l’Union Européenne lorsque l’OMS a déclaré le virus d’intérêt international », a-t-il souligné.

Un défi logistique

Avec une population de 99 millions d’habitants, la RDC ne dispose actuellement que de 265 000 doses de vaccin, approuvées uniquement pour les adultes, alors que ce sont les enfants qui sont les plus touchés dans l’est du pays. Le gouvernement espère accélérer la réception de nouvelles doses pour élargir la couverture vaccinale et contenir l’épidémie.

AKAMUS

Articles similaires

Tuberculose : l’OMS veut se lancer dans l’innovation pour un traitement adéquat et la prévention !

Rédaction

Kinshasa : le Dr Samuel Roger Kamba annonce l’ouverture officielle du Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux 2025

GLMLuban

Les bienfaits de consommation du concombre et les personnes qui doivent l’intégrer souvent dans leur alimentation

Rédaction

Kasaï-Central : Crainte d’une épidémie, la population appelle à une intervention urgente

GLMLuban

Journée Mondiale de la Santé Mentale : Lancement des activités à Kananga sous le thème de la gestion du stress au travail

Rédaction

Santé en RDC : lancement de la Cellule de Coordination et de Suivi des Résultats pour un pilotage axé sur la performance

GLMLuban