Le Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévention a tenu, lundi 3 novembre 2025, à Kinshasa, sa traditionnelle réunion hebdomadaire consacrée au suivi de la situation épidémiologique nationale. Trois principales épidémies étaient au centre des échanges, notamment, le Mpox, le choléra et la maladie à virus Ebola. L’occasion pour les autorités sanitaires de dresser un état des lieux et d’annoncer les nouvelles mesures de riposte.
Cependant, la semaine épidémiologique 43 confirme la tendance à la baisse de Mpox en République Démocratique du Congo. Un peu plus de 720 nouveaux cas ont été enregistrés sur l’ensemble du territoire, soit une diminution continue depuis 34 semaines.
Les provinces du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et du Sankuru restent les plus touchées, même si les chiffres montrent une amélioration progressive. Le taux de positivité continue également de diminuer, signe d’un contrôle progressif de l’épidémie.
À cet effet, la vaccination reste l’outil principal de prévention, avec des équipes mobilisées notamment à Kinshasa (Masina, Kalamu, Selembao) et au Sankuru afin de renforcer la couverture vaccinale.
Pour la même semaine, 1 003 cas de choléra ont été notifiés à travers le pays, soit une baisse de 6 % par rapport à la semaine précédente. Le taux de létalité national s’élève à 3,6 %.
Les provinces de l’Est, en particulier le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Sankuru, restent les plus frappées par cette maladie hydrique. Le Sankuru continue cependant d’enregistrer un nombre élevé de décès malgré l’appui logistique fourni.
Face à cette situation, le Ministère a annoncé l’envoi imminent d’une mission d’experts pour évaluer la réponse sanitaire, renforcer la gouvernance locale et accélérer la coordination des interventions.
Dans la zone de santé de Bulape (province du Kasaï), la situation liée à la maladie à virus Ebola demeure stable avec 53 cas confirmés, 34 décès et 11 cas probables. Le compte à rebours des 28 jours réglementaires se poursuit avant la déclaration officielle de la fin de l’épidémie.
Parallèlement, le Plan de résilience post-épidémique, d’un coût de 17 millions USD, a été finalisé. Il vise principalement le renforcement du système de santé, la surveillance communautaire et la détection rapide des alertes dans la province touchée et les zones avoisinantes.
En prélude à la fin du mois de novembre, deux campagnes nationales sont en préparation, entre autres,
une campagne intégrée contre la rougeole et la rubéole, incluant l’introduction d’un nouveau vaccin,
ainsi qu’une campagne de riposte contre la poliomyélite.
Les discussions ont porté sur la logistique et les mécanismes permettant d’assurer une couverture optimale.
Au terme de la réunion, le Ministère de la Santé Publique a réaffirmé son engagement à maintenir une surveillance épidémiologique renforcée, à consolider la résilience du système de santé et à assurer la protection sanitaire de toutes les populations sur l’ensemble du territoire national.
La rédaction

